Jeudi 29 novembre 2007

Dans un entretien exclusif, Jean Arthuis, sénateur UDF de la Mayenne, Président de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation nous livre son analyse sur le climat social, la politique économique du gouvernement tout en offrant une lecture précise de la mondialisation et de ses conséquences pour la France.
Interview de Jean Arthuis

Quel regard portez-vous sur le climat social (retraites, pouvoir d’achat, EADS, prix du pétrole) de la rentrée ? D’où proviennent ces blocages que nous rencontrons ?

J.A. : Les gouvernements successifs proclament qu’ils ont deux objectifs prioritaires : lutter contre la vie chère et combattre pour le plein emploi. Il est temps d’expliquer aux Français que la mondialisation, compte tenu de nos lois et règlements, de nos prélèvements obligatoires, de nos retards à mener à bien les réformes structurelles, rend totalement incompatibles ces deux priorités. Pour défendre le pouvoir d’achat, il est commode de faire ses courses en Asie. La prime pour l’emploi crée certainement plus d’emplois hors de France que chez nous. Les blocages que nous rencontrons sont avivés par nos visions hexagonales, notre incapacité à tenir un discours de vérité face aux conservatismes et corporatismes ambiants. Toutes les gesticulations sont vaines.


La politique économique du gouvernement (le « paquet fiscal » en particulier) suscite des inquiétudes à la fois dans l’opinion publique et parmi les économistes : la politique choisie peut-elle nous permettre de retrouver la croissance ?

J.A
. : Le « paquet fiscal » transcrit dans la loi les engagements électoraux du candidat Nicolas Sarkozy. Telle est sa légitimité. J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer mon opinion et de regretter qu’il fasse une si large place à une politique de la demande, c’est-à-dire de soutien à la consommation. Certes, les dispositions encourageant à sortir du carcan des 35 heures vont dans la bonne direction, mais on a inventé une usine à gaz pour contourner l’une des fautes majeures commises par le gouvernement issu des élections de 1997. Je doute donc de l’effectivité du TEPA ! Pour retrouver la croissance, il faut redonner de la compétitivité au travail, aux entreprises et aux territoires. Notamment financer autrement la protection sociale (fiscaliser les branches santé et famille) et redonner des marges de liberté au monde des entreprises. Mais simultanément, conduire la réforme de l’Etat, de la gestion publique, substituer une culture de performance à une culture de moyens, mettre de la lumière dans chaque pièce de la maison publique.


Sur le fond, la confrontation entre notre modèle de société et la mondialisation paraît au cœur du malaise français. Comment la réconciliation est-elle possible ?

J.A
. : En rompant avec nos propos convenus et nos discours anesthésiants. L’évocation de la mondialisation est anxiogène. C’est sans doute pour cela que les candidats à l’élection présidentielle en ont si peu parlé. Sommes-nous conscients de l’ampleur des phénomènes de délocalisation d’activités et d’emplois ? Mesurons-nous l’ampleur des moyens dont disposent désormais les pays qui nous vendent de l’énergie (pétrole et gaz) et des biens de consommation ? Ils investissent lourdement en France dans les immeubles prestigieux, les sociétés du CAC 40, nos bons du Trésor pour financer nos déficits publics ou des PME qu’ils ont tôt fait de délocaliser pour optimiser les profits. C’est en apparence gratifiant que de telles masses de capitaux s’investissent chez nous, mais elles ne créent aucun potentiel de production. Nous sommes aveugles et autistes. Il est de la responsabilité des acteurs politiques d’appeler au sursaut, au réveil, à la fin de la démagogie. C’est une affaire de volonté, de lucidité et de courage. Puisse notre famille politique enfin aider à déclencher cette nécessaire réconciliation.

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Samedi 17 novembre 2007

François Bayrou a annoncé vendredi 16 novembre, à Pau, qu'il sera candidat aux élections municipales de mars 2008 dans cette ville. Ayant enchaîné les "réunions de quartier", depuis plusieurs semaines dans la capitale du Béarn, la candidature de M. Bayrou ne faisait plus de doute dans cette ville où il était arrivé en tête au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, avec 30 % des voix. 

Une première fois en 1989, François Bayrou avait brigué la mairie de Pau, détenue depuis 1971 par les socialistes. Mais il avait été battu au second tour par André Labarrère, ancien ministre et figure éminente de la ville et du PS.

Mais le prinicipe de l'ouverture séduit aussi à gauche. Son principal adversaire, l'actuel maire socialiste Yves Urieta, a rencontré le mois dernier Nicolas Sarkozy et pourrait rejoindre une liste d'"ouverture" UMP-PS. Mais au sein même de sa formation politique, M. Urieta est concurrencé par une proche de François Hollande, la députée Martine Lignières-Cassou, désignée par la section de Pau pour conduire la liste socialiste aux municipales 2008.




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Jeudi 15 novembre 2007

François Bayrou a été reçu par le chef de l'Etat dans le cadre des consultations concernant le traité européen, un traité qu'il votera mais qui ne suscite "pas d'enthousiasme".                         En marge de cette rencontre, le président de l'UDF-Mouvement Démocrate a livré son sentiment sur la grève dans les transports, à EDF et GDF et sur le climat sociale en général : "Quand on est en situation de crise, on n'en sort (...), après épreuve de force plus ou moins long, qu'en s'asseyant autour de la table" ajoutant que : "même au début d'une crise, il faut penser à la manière dont on en sortira et à ce qu'on dira quand on sera assis autour d'une table."        
François Bayrou a estimé que : "Le gouvernement a intégré l'idée d'une épreuve de force. Tout le monde sait que la réforme des régimes spéciaux est nécessaire, pas seulement pour des raisons de comptabilité, mais aussi d'équité. En même temps, ce ne sont pas des privilégiés. Ils avaient ça dans leur contrat de travail. Il faut prendre en compte ces deux aspects des choses"

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Jeudi 15 novembre 2007

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Vendredi 9 novembre 2007

Lors de l'examen du projet de loi gouvernemental renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux, Yves Détraigne a salué un texte qui reprenait les dispositions de la proposition de loi qu'il avait déposée en septembre dernier avec sa collègue Françoise Férat.

Il a indiqué lors de la discussion qu'il existait des chiens dangereux mais également des maîtres dangereux par leur comportement et a insisté sur la nécessité de former ceux-ci au contrôle de leur animal de compagnie.

Bien que certains points restent en suspens comme l’interdiction totale de la détention de chiens de catégorie 1 ou le problème des croisements de chiens, le sénateur centriste a souligné qu'avec ce texte, la France se doterait, au regard de ses partenaires européens, de la législation la plus complète sur la question épineuse des chiens dangereux.


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