Vendredi 1 décembre 2006

François BayrouAu moment où se préparent les annonces de candidatures pour la campagne présidentielle, celle de François Bayrou sera officialisée samedi 2 décembre. S’ensuivra pour le président de l’UDF, le lendemain, une émission (”Ripostes”, France 5) en direct, qui sera assurément très suivie.

François Bayrou concrétise ce week-end l’aboutissement d’un parcours fermement axé sur le centre. Un centre dur et affirmé, contredisant l’adage d’un parti autrefois perçu comme docile, l’UDF, souvent associé à l’ex-RPR.

Le paysage politique peut donner légitimement espoir à François Bayrou, en premier, mais également à Jean-Marie Le Pen, en second. En effet, dans la lutte qui s’annonce pour le premier tour, le 22 avril prochain, l’UMP et le PS sont les deux partis qui pourraient laisser des plumes dans la compétition. Explications?

Les deux partis dits “de gouvernement” ne cessent, depuis la réélection de Jacques Chirac et les dernières élections législatives, de se copier, de se lancer des piques et de montrer que l’un peut faire mieux que l’autre. Bref, les deux partis, oubliant les véritables problèmes de société affectant les Français, ne conçoivent la politique que par un clivage binaire, simpliste et réducteur. Rappelons-nous de cette fameuse une de Paris-Match où s’affichèrent Nicolas Sarkozy et François Hollande, côte-à-côte et souriants.

UMP ou PS, les limites entre les programmes et les idées des deux partis ne sont plus perceptibles pour les Français. Preuve en est, le PS investit une femme et non un candidat. Les militants socialistes ayant voté sont unanimes : On aime les idées de Fabius ou de DSK, mais Ségolène, c’est une belle femme ! Autre preuve, l’UMP étale une unité de façade derrière un président cumulant les fonctions en vue de s’assurer un soutien total de son parti. Les idées passeront après. Les militants UMP voteront bien pour une série d’idées émanant des conventions thématiques menées par leurs cadres dirigeants. Mais Nicolas Sarkozy les a prévenu : si le choix des militants pour un programme ne le satisfait pas, le président de l’UMP fera campagne avec son propre programme !

Mais au loin se profile la colère des Français, ainsi que celle de François Bayrou. Seul Jean-Marie Le Pen rit de cette situation qui ne peut que lui être profitable comme en 2002. Revenons à François Bayrou. Critique à l’égard d’un gouvernement qui l’insatisfait au plus haut point, mais demeurant ouvert aux personnalités de droite (Michel Barnier) comme de gauche (Bernard Kouchner, DSK), le président de l’UDF ne prône pas de rupture. Bien au contraire, aux électeurs déçus de l’UMP (gaullistes, libéraux, centristes) et ceux du Parti Socialiste (jospiniens, strauss-kahniens, radicaux), François Bayrou avancent des idées et un projet de société pour les Français. Il se veut rassembleur et non piseur. Il se veut également passeur d’idées et non tribun de formules et de promesses démagogiqus à l’emporte-pièce.

Le clivage mou a beau être analysé, l’UMP et le PS continuent de s’épier. La dernière incartade a été l’écho médiatique des primaires au Parti Socialiste. En réponse, l’UMP a voulu aussi organiser des primaires. Problème, son président ne conçoit pas la primaire comme celle des socialistes, sachant qu’il appuie déjà sa légitimité dans son duel virtuel et permanent avec Jacques Chirac et Ségolène Royal. Dans cette affaire, là encore, les soucis des Français ne sont jamais pris en compte.

Pour conclure, il n’est pas hasardeux de penser que François Bayrou, par un centre dur, et Jean-Marie Le Pen, par son image de grand épouvantail institutionnalisé depuis le 21 avril 2002, soient les vainqueurs du duel stérile que se livrent l’UMP et le PS. Un duel confirmant terriblement la formule “UMPS” du président frontiste. Et par ailleurs, François Bayrou fut le seul à affronter Jean-Marie Le Pen lors d’un récent débat télévisé, sur France 2. Au final, le président du Front National dut admettre au leader centriste une certaine noblesse dans son combat pour 2007.

par Okan Germiyanoglu (election-presidentielle.fr) publié dans : jonathan.rodrigues
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Jeudi 30 novembre 2006

François BAYROU a déclaré le vendredi 24 novembre 2006 à Paris qu’il signerait le Pacte écologique proposé par Nicolas HULOT. Dans celui-ci, les 5 propositions acceptées par François BAYROU sont :

 

-          Mettre l’environnement au cœur de l’Etat avec un vice-premier ministre chargé du développement durable ;

 

-          Instaurer une taxe carbone en croissance régulière jusqu’à la réduction par 4 des émissions de gaz carbonique ;

 

-          Offrir un marché à l’agriculture de qualité en réorientant progressivement les subventions agricoles vers une restauration collective à base de produits certifiés et de proximité, et en négociant une réforme de la PAC qui aille dans ce sens ;

 

-          Soumettre systématiquement les orientations du développement durable au débat public (OGM, …) ;

 

-          Promouvoir une grande politique d’éducation et de sensibilisation à l’écologie et au développement durable.

 

La question du développement durable a toujours été pour l’UDF une priorité et un idéal à atteindre. C’est pourquoi, avec mes collègues parlementaires, notamment Françoise FÉRAT et Charles de COURSON, nous avons été les précurseurs du développement des biocarburants dans la Marne et notre région.

 

Il ne faut pas considérer ces nouvelles sources d’énergie comme un gadget électoral. Notons qu’en France, notre taux d’incorporation moyen en biocarburants est actuellement à environ 1,2% alors que les directives européennes nous fixent l’objectif de 2%... Nous avons un peu de retard en la matière par rapport à nos voisins allemands ; mais nos potentiels sont immenses et permettront la création de centaines d’emplois.

 

Je vous propose de nous retrouver ce soir, lundi 4 décembre, à partir de 20h à la rencontre citoyenne animée par Marcel DENEUX, Sénateur UDF de la Somme (Salle Malik Oussékine du Parc des expositions de Châlons-en-Champagne. Renseignements : 03.26.64.13.17).

 

Marcel DENEUX est Président du groupe d’études sur les biocarburants et membre du Conseil d’orientation de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique en France. Militant des énergies renouvelables depuis les années 70, il est l’auteur d’un rapport sur l’ampleur des changements climatiques et sur leur impact possible en France.

par jonathan rodrigues publié dans : jonathan.rodrigues
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Lundi 27 novembre 2006

Le vote Le Pen conforte l’UMP et le PS

Maurice Leroy a participé à l’émission consacrée au candidat à la présidentielle Jean-Marie Le Pen. Il s’est opposé au concept d’immigration zéro défendu par le leader du Front national. Le député UDF considère que la bonne méthode est de relancer le co-développement avec les pays africains : c’est, pour lui, le meilleur moyen de permettre aux populations de rester vivre dans leurs pays et en particulier aux élites de participer à leur développement.                                                                             

Maurice Leroy est ainsi opposé au concept d’immigration choisie défendu par Nicolas Sarkozy, il a voté contre le projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration présenté à l’Assemblée nationale.

Le député du Loir-et-Cher considère que Jean-Marie Le Pen est utilisé par l’UMP et le PS comme faire-valoir pour éviter que le paysage politique change. En 2002, cela a permis à Jacques Chirac de cumuler tous les pouvoirs. « Vous ne changez rien au système, vous le confortez » a lancé Maurice Leroy au leader du Front national.

Le député UDF est en revanche favorable à l’introduction de la proportionnelle aux législatives comme cela existe en Italie : il a constaté que ce mode de scrutin avait permis au FN d’avoir des députés en 1986, il s’en est réjoui et l’assume. Il a fait remarquer au passage que le député européen Jean-Marie Le Pen n’était pas beaucoup présent au Parlement : « c’est dommage pour ceux qui vous ont fait confiance… ». Pour Maurice Leroy, le seul candidat qui peut bouleverser le système, le seul vote rebelle, c’est évidemment François Bayrou !

Voir l'intégralité de l'émission Ripostes (intervention de Maurice Leroy à partir de la 47e minute)

par jonathan rodrigues publié dans : jonathan.rodrigues
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Dimanche 26 novembre 2006

Bravo à Florence Foresti

par jonathan rodrigues publié dans : jonathan.rodrigues
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Dimanche 26 novembre 2006

Dixit Sarkozy : "C'est clair, c'est net EDF et GDF ne seront pas privatisés"

Mouais, des fois Sarkozy, il se trompe ou il ment alors, hein?!


Sarkozy
envoyé par guillaum1
par jonathan rodrigues publié dans : jonathan.rodrigues
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