Mardi 25 juillet 2006

Quelques jours après les manifestations dénonçant leur situation de crise profonde, les viticulteurs du Sud ont changé leur méthode de commercialisation pour la 7e édition du salon Vinisud.

 

Afin de mettre de l'ordre dans un dédale d'appellations, les viticulteurs ont décidé d'adopter une nouvelle marque commerciale commune : «Sud de France/South of France». Quatre syndicats interprofessionnels (CIVL, CIVR, Vins de pays d'Oc, Vins de pays du Languedoc-Roussillon) se sont engagés à utiliser cette marque ombrelle afin de mettre fin à des années de guerre entre appellations, commercialement contre-productive.

 

Cette marque, c'est la fin de l'ère de la concurrence des chapelles. Elle va permettre de modifier la segmentation actuelle et sonne comme la reconnaissance d'un pays viticole. Les viticulteurs apportent leur savoir-faire et des produits de qualité. La marque Sud de France aidera à l'international. Les viticulteurs du Midi prévoient d'ouvrir dans l'année des maisons de la région dans huit grandes capitales dont Sao Paulo, Shanghaï, Londres, Boston, Milan.

 

Si « South of France » représente un pas important pour se rendre plus lisible à l'international, les autres problèmes demeurent : baisse des revenus agricoles, de la consommation, et modicité des aides gouvernementales pour soutenir les efforts à l'export.

 

Les aides françaises représentent huit fois moins que les aides publiques espagnoles. Il serait souhaitable pour les viticulteurs d'obtenir des aides pour créer une véritable animation commerciale sur certains marchés internationaux comme peuvent le faire aujourd'hui les Australiens ou les Chiliens. Rappelons que le géant américain Gallo avait, en son temps, obtenu une aide de 50 millions de dollars des instances fédérales américaines pour mener sa campagne européenne.

 

Depuis quelques décennies en Champagne, les viticulteurs ont réussi à conserver leurs marchés grâce à des produits de qualité et à la notoriété internationale de l’appellation mondiale Champagne, qu’ils ont sût jusqu’ici protéger.

 

Dépourvus d’appellation unique et de notoriété internationale, les vignerons du Sud devraient pouvoir sortir de la crise qu’ils subissent depuis quelques années grâce à ce projet de marque unique. En effet le concept de marque interpelle de nos jours davantage les consommateurs à travers le monde que les appellations.

 

La leçon à retenir: dans le midi comme en Champagne, il ne faut jamais se reposer sur des acquis. Plus que jamais aujourd’hui, c’est la qualité et la réactivité à la demande des consommateurs qui garantira le succès de nos vins à l’exportation.

 

 

par Jonathan RODRIGUES publié dans : jonathan.rodrigues
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Mardi 25 juillet 2006

La réponse est simple: les jeunes d'aujourd'hui. En effet, si l'on ne fait rien pour inverser la courbe, notre dette publique (66,8% du PIB en 2005) aura doublé en 2020 (130% du PIB) et pourrait être multipliée par 5 en 2040.

 

L'Etat serait alors en faillite et le poids des intérêts de la dette extraordinaire: de 40 milliards d'euros aujourd'hui (le 2ème poste de dépenses de l'Etat après l'Education) , il passerait à 120 milliards en 2030.

 

Le trou de la Sécurité sociale est abyssal, malgré la réforme Douste-Blazy qui a eu des effets très limités. Certes, le déficit s'est réduit grâce à la moindre hausse des dépenses (+3,8% contre 4,9%).

 

Mais des projets censés réaliser des économies (dossier médical informatisé, rationalisation de la gestion hospitalière) se sont avérés infructueux

 

Aussi, la réforme Fillon des retraites, ayant suscité beaucoup de manifestations et de grèves en 2003, est insuffisante. Il y a aujourd'hui 1,6 actif cotisant pour 1 retraité. Dans 25 ans, on n'en comptera plus que 0,8.

 

Il faut aussi savoir que notre pression fiscale est l'une des plus élevées des pays industrialisés. Même si la France ne détient pas le record des cotisations obligatoires (elle reste devancée par la Suède et le Danemark), c'est elle qui les a le plus augmentés depuis 15 ans: en 1990, ils n'étaient "que" de 42%, en 2006, on a dépassé les 45%. Les pays scandinaves, quant à eux, ont réduit leur pression fiscale et baissé leurs dépenses publiques.

 

Enfin, il convient de préciser que si notre dette augmente, c'est en partie dû au fait que le nombre de fonctionnaires a explosé. Un million de plus en 20 ans.

 

Les effectifs des fonctions publiques d'Etat, hospitalière et territoriale étaient de 4 020 000 en 1982 et de 5 100 000 en 2004.

 

Il n'y a pas 36 solutions pour équilibrer un budget: soit on augmente les recettes (c'est-à-dire les impôts et les taxes), soit on réduit les dépenses.

 

En France, aujourd'hui, il n'est plus convenable d'augmenter la pression fiscale. Les Français ne peuvent plus être ponctionnés un peu plus.

 

Il faut réduire les dépenses de l'Etat : au moins 15% d'ici à 2030.

 

Tout cela est possible sans nuire à la qualité et à l'efficacité du service public.

 

Il faut du courage, de la concertation et de la réflexion sur les missions de l'Etat pour que les futures générations (dont j'ai le privilège de faire partie) ne soient pas dans la situation de l'Argentine il y a quelques années. 

 

 

par Jonathan RODRIGUES publié dans : jonathan.rodrigues
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Mardi 25 juillet 2006

Français, savez-vous ce que vous venez de perdre ? La concession d’un réseau d’autoroutes performant, en parfait état, très rentable et qui a été financé avec vos frais de péages depuis des décennies.

L’Etat détenait 50,4% du capital d’ASF, 70,2% d’APRR et 75,7% de SANEF. Il vient de vendre les bijoux de famille à des groupes privés français et étrangers.

François Bayrou a déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre les deux décrets de privatisation de la SANEF et des Autoroutes-Paris-Rhin-Rhône (APRR). Sur la forme, il conteste la privatisation engagée par le gouvernement sans consulter le Parlement. L’argument ? Autoroutes de France, c’est l’Etat et donc ce dernier détient bien plus de la moitié du capital de ces entreprises et ne peut les privatiser sans l’accord du Parlement.

L’Etat dit qu’il n’est pas propriétaire d’Autoroutes de France ? Pourtant :

- le statut d’établissement public administratif d’ADF l’assimile de fait à l’Etat.

- les 4/5 des membres du conseil d’administration de l’Entreprise sont nommés en Conseil des ministres

- les actions détenues par Autoroutes de France dans les sociétés d’autoroutes ont été reçues de la Caisse des dépôts et consignation, donc de l’Etat

- le fruit des recettes et de la vente des sociétés d’autoroutes vont entièrement à l’Etat et non à Autoroutes de France. L’Etat vient ainsi de ponctionner 950 millions d’€ cette année et les recettes des privatisations sont inscrites dans le budget 2006. «Ce faisceau de raisons montre bien qu’Autoroutes de France est un instrument de démembrement de l’Etat » a conclu François Bayrou.

Sur le fond, François Bayrou considère que la privatisation des sociétés d’autoroute est une mauvaise affaire pour notre pays. Vendre ces entreprises au moment où elles dégagent des bénéfices est une erreur : d’ici à 2032, durée de la concession des autoroutes, on estime que ces sociétés vont engranger 40 milliards d’euros de bénéfices qui devaient être affectés à l’équipement du pays: construction de nouvelles autoroutes et de canaux, développement du ferroutage…

Dernier rebondissement en date : la Commission européenne considère que les « revenus exceptionnels significatifs », résultant de la privatisation des autoroutes, ne peuvent pas être comptabilisés par l’Etat français dans la rubrique de réduction du déficit…

Messieurs de VILLEPIN et BRETON, vous ne voulez pas écouter le Parlement ; peut-être écouterez-vous les juges du Conseil d’Etat ?

 

 

 

par Jonathan RODRIGUES publié dans : jonathan.rodrigues
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Mardi 25 juillet 2006

A entendre les railleries de certains élus, François BAYROU et l’UDF ont commis un grand crime. Lequel ? C’est bien simple : ils demandent que le gouvernement revienne sur ces décisions de privatiser les autoroutes, d’offrir des cadeaux fiscaux aux plus aisés de nos contribuables, de pénaliser les nombreuses collectivités locales qui ont maintenu une pression fiscale stable et une gestion publique vertueuse par une réforme fiscale ignoble que notre député Charles de COURSON a combattu cette semaine à l’Assemblée nationale…

 

Devant ces mesures inacceptables, l’UDF a osé le pire : elle a voté comme elle le pense. En réalité, l’UDF a fait pire. Elle a, par ces votes, osé exprimer l’idée inouïe selon laquelle le centre se situe effectivement….. au centre, au milieu, c’est-à-dire ni à gauche ni totalement à droite. Or, c’est  une première : depuis plus de trente ans en France (et seulement en France d’ailleurs), il était entendu que le centre devait être un supplétif de la droite.

 

L’UDF redevient elle-même. Elle a dû, tout en s’opposant à la gauche scélérate, se démarquer des tendances les plus conservatrices, réactionnaires ou bourgeoises de la droite néolibérale. Une telle prétention n’a évidemment pas été pardonnée.

On ne peut pas reprocher à un parti de faire tout pour que ses idées vivent dans l’espace public.

 

Il ne faut plus prendre les Français pour des imbéciles. « Yen a ras le bol » me disent-ils lorsque je parle de politique ou lorsque je tracte sur les marchés.

Ras le bol des mensonges, des combines politiques, des avantages faits aux copains, des mesures qui sont annoncées comme des réformes mais qui ne changent rien en définitive.

80% de l’impôt sur le revenu collecté en France sert à rembourser les intérêts de la dette, les autoroutes vont être bradées 11 milliards d’euros à des groupes financiers alors qu’elles pourraient rapportées plus de 40 milliards d’euros d’ici 15 ans.

 

La gauche a été balayée en 2002 pour son incompétence à comprendre les maux français ; en 2004, l’UMP a été sanctionnée pour faire l’inverse de ce qu’il aurait dû être fait, et ce malgré les mises en garde de l’UDF.

 

Les Français n’ont plus confiance en ces deux partis qui se partagent le pouvoir depuis 30 ans. Seule l’UDF offre une alternative crédible, honnête, courageuse et démocratique.

 

L’UDF peaufine son projet pour la France et l’Europe. N’hésitez pas à faire connaître vos propositions sur le site www.udf.org

par Jonathan RODRIGUES publié dans : jonathan.rodrigues
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Mardi 25 juillet 2006

Les caricatures de Mahomet, publiées d'abord dans des journaux danois, et ensuite dans France Soir et Charlie Hebdo, ont bouleversé les Musulmans du monde entier. Lorsque l'on est croyant d'une religion quelle qu'elle soit, je peux admettre que l'on soit choqué par des provocations ou des opinions fortes faites sur sa conviction. Mais, la liberté de la presse est un des fondements d'une société démocratique comme la nôtre.

Nous devons garantir aux journalistes, aux écrivains, aux artistes… la liberté d'exprimer tout ce qu'ils pensent dès l'instant que cela ne tombe pas sous le coup de la loi.

La controverse vient du fait que la Sunnah interdit de représenter le Prophète avec un visage humain. Cependant, la Sunnah est une obligation à laquelle seuls les Musulmans sont tenus d'obéir. En revanche, les non-croyants ou les croyants d'autres religions n'ont aucune contrainte à suivre les préceptes de l'Islam, donc aucune contrainte à ne pas dessiner Mahomet.

Aussi, les plus radicaux ont fait croire que les caricatures laissaient entendre que l'Islam serait une religion à vocation terroriste. Ce qui est totalement faut bien évidemment. Ces dessins critiquaient justement ceux qui s'inspiraient de l'Islam, du Prophète ou du Coran pour prôner le terrorisme, alors que la grande majorité des croyants musulmans pratiquent leur confession avec calme, paix et respect d'autrui.

 

Si j'avais été journaliste, je n’aurais peut-être pas publié les caricatures car nous vivons un temps explosif. Toutes les communautés sont en éruption, souvent les unes contre les autres, et l'Islam est dans une zone de fragilité plus grande encore.

La liberté d'expression est un principe constitutionnel fondamental et un pilier de l'Union européenne et de la République Française, qui doit être quasi absolue (sauf raciste ou négationniste par exemple). Si ce n'était pas le cas, si on devait obéir aux pressions de certains religieux, nous n'aurions pas pu lire Les versets sataniques de Salman Rushdie ou bien nous n'aurions pas pu voir le film de Mel Gibson " La Passion du Christ".

 

Aujourd'hui, surtout n'oublions pas deux mots très importants en France : Liberté et Fraternité.

par Jonathan RODRIGUES publié dans : jonathan.rodrigues
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