Samedi 2 septembre 2006

Selon la porte-parole de l'UMP, la très sarkozyste Valérie Pécresse, tout va pour le mieux en France, tous les objectifs sont atteints, les choix du gouvernement sont validés, la politique étrangère est un triomphe, le bilan de Chirac est formidable et celui de Villepin excellent, la dette publique de la France se résorbe peu à peu...

Alors pourquoi l'UMP et Sarkozy sont-ils pour la rupture? Je ne comprends pas très bien puisque parait-il tout irait pour le mieux.

Comme dirait Jacques Dutronc: "On nous cache tout, on nous dit rien"

Par jonathan rodrigues - Publié dans : jonathan.rodrigues
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Samedi 2 septembre 2006

Ni TF1, ni France 2 n'ont saisi ce scoop. Et pourtant, il faudrait en parler: selon les chiffres de l'Observatoire national de la délinquance, la violence contre les personnes, notamment les agressions gratuites, ont augmenté en 1an de 7,15% ...

Est-ce un oubli, ou un manque d'information?

Non, mais il est vrai que le Ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, est un ami de ces deux maisons (sans compter Le Figaro, Le Point, ...)

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Samedi 2 septembre 2006

Voici quelques mois, Thierry BRETON avait menacé les pétroliers d'une taxe exceptionnelle sur les profits réalisés grâce à la hausse du pétrole brut.

L'affaire n'a pas dépassé le stade de l'annonce.

Cette fois, le ministre de l'Economie annonce qu'il va "certainement" convoquer les pétroliers à la rentrée de septembre pour "veiller" à ce qu'ils ne réalisent pas "profits exagérés".

Que va-t-il faire la prochaine fois?

Il va leur faire copier 100 lignes "Je ne dois pas augmenter de façon excessive les prix du carburant"

ça aura autant d'effet que ces dernières menaces.

 

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Vendredi 1 septembre 2006

Mardi 15 août sur France 2, Nicolas Sarkozy précise qu'il a "indiqué son accord au projet de fusion entre GDF et Suez pour constituer un grand pôle énergétique français". On entend bien que le Ministre de l'Intérieur approuve un projet qui aboutira de fait à une privatisation de GDF, quitte à contredire la loi du 9 août 2004, selon laquelle la part de l'Etat ne devait pas passer en dessous de 70%.

Or cette loi a été votée par l'UMP avec le soutien de Sarkozy (Ministre de l'Economie à cette date).

Mais Sarkozy a trouvé une parade pour brouiller les pistes: il fait dire par deux députés UMP sarkozystes (Dominique Paillé et Marc-Philippe Daubresse) qu'ils voteront non au projet de fusion GDF-Suez pour 6 raisons valables.

Ce grand écart a un avantage: il permet de dire tout et son contraire, ce qui est la définition même de la démagogie en politique.

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Jeudi 17 août 2006

BRAVO Monsieur DINIZ!!!!

 

Yohan DINIZ a remporté la médaille d'or du 50 kilomètres marche messieurs aux championnats d'Europe d'athlétisme de Göteborg en 3 heures, 41 minutes et 39 secondes (nouveau record de France). Le Sparnacien a précédé l'Espagnol ANGEL GARCIA (3h 42 min 48 sec) et le Russe ANDRONOV (3h 43 min 26 sec).

 

Avec huit médailles, l'équipe de France ne remplit pas les objectifs de la Fédération (10 à 15 podiums). Mais ses quatre titres (Marc RAQUIL, relais 4x400 m hommes, Mehdi BAALA et Yohan DINIZ) lui permettent de finir au quatrième rang du tableau des médailles.

 

Le Champenois améliore de plus de deux minutes l'ancien record de France établi par Thierry TOUTAIN (3 h 43 min 52 sec) le 13 août 1994 lors des Championnats d'Europe à Helsinki.

 

Modestement, Yohan DINIZ a déclaré à la presse : « Mais aujourd'hui, j'ai laissé mes adversaires faire, je les ai regardés s'exprimer. Au fil de l'épreuve, comme la mécanique était bien en place, j'ai commencé à produire mon effort autour du 35e kilomètre. Quand je me suis rendu compte que j'étais en tête, je me suis dit tu peux gagner l'or aux Championnats d'Europe. D'habitude, je ne profite pas trop des entrées sur le stade. »

 

Il est important de féliciter les sportifs notamment lorsqu’il remporte une médaille.

 

Cet outsider a surpris les commentateurs car Yohan DINIZ n’était pas dans les favoris pour ce championnat.

 

Espérons que l’outsider de l’UDF surprendra autant en 2007.

 

 

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Vendredi 11 août 2006

Lisez les articles paraissant dans le blog "biocarburants".

Vous y trouverez toutes les infos nécessaires et très précises sur les biocarburants, nouveau débouché pour l'agriculture française avec création d'emplois à la clé et qui de plus protège l'environnement .

Voir dans mes liens ou cliquez directement sur http://biocarburant.over-blog.com

 

 

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Mercredi 9 août 2006

Liban : les dérapages de Douste-Blazy

François Bayrou juge la visite de Philippe Douste-Blazy à l'ambassade d'Iran à Beyrouth et ses déclarations sur l’Iran, « déplacées » : le Ministre des affaires étrangères a notamment affirmé que l'Iran « joue un rôle important de stabilisation de la région ».

 

« Qui peut comprendre que notre diplomatie ait symboliquement accepté, dans la situation actuelle, de se rendre à l'ambassade d'Iran, au lieu de chercher au minimum un lieu neutre, et que des déclarations aussi incroyablement louangeuses aient été faites à l'égard d'un pays dont les dirigeants multiplient les déclarations les plus menaçantes à l'égard même de l'existence d'Israël ? » a réagi François Bayrou, « de telle attitudes sont déplacées et offensantes, et j'espère que la France va rectifier son attitude et ses choix ».

 

Pour le président de l’UDF, « nul ne peut considérer que l'Iran joue un rôle de stabilisation dans cette région ». Il estime également que cette attitude « fait perdre à notre pays l'équilibre indispensable dans une situation aussi critique que celle-là, et donne une image inquiétante de notre position ».

 

En effet, dans une situation aussi grave, la ligne de la France et celle de l'Europe devraient être de strict équilibre, pour n'accepter ni la terreur des uns ni la terreur des autres.

 

François Bayrou a ajouté : « il y a encore quelques semaines, la France avait, sur l'attitude de l'Iran, des déclarations autrement fermes et justes, et défendait une ligne d'intégrité ».

 

A ce jour, ni Jacques Chirac, ni Dominique de Villepin, ni même encore Nicolas Sarkozy n’ont contredit les propos aberrants du Ministre des affaires étrangères.

 

François Bayrou estime que la communauté internationale doit prendre ses responsabilités. Un cessez-le-feu où on laisserait la situation comme elle est ne servirait pas à grand chose. Il faut une intervention de la communauté internationale pour sortir de cette horreur que nous avons sous les yeux et une intervention militaire, une intervention d’une force internationale capable de faire respecter une zone de sécurité et de désarmer les milices pour sortir de la situation où nous nous trouvons.

 

Par jonathan rodrigues - Publié dans : jonathan.rodrigues
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Mardi 25 juillet 2006

Le niveau global des prélèvements obligatoires ne cesse d’augmenter en France depuis de nombreuses années : il représentait en 2004 près de 44 % du PIB, contre 40,6 % en 2000 et 34 % en 1970. La France a ainsi rejoint le "peloton de tête" des pays scandinaves, loin devant l’Allemagne (38 %), et le Royaume-Uni (37 %).

L’autre grande "exception française" est la répartition de ces prélèvements obligatoires : pour 100 euros prélevés, 47 vont à la Sécurité Sociale , 39 à l’Etat et 14 aux collectivités locales. Ce niveau élevé de cotisations a une double conséquence : il alourdit le coût du travail et incite les employeurs à délocaliser, il renchérit le coût des marchandises fabriquées en France et incite les consommateurs à acheter chinois ou indien.

Second record français, les dépenses publiques qui représentent plus de 54 % du PIB. Là encore, l’écart se creuse avec nos principaux partenaires : 48 % en Allemagne et 40 % au Royaume-Uni.

La différence entre recettes et dépenses, c’est le déficit, qui dépasse largement le seuil des 3 % du PIB depuis la réélection de Jacques Chirac en 2002. Il en résulte un troisième record (en tout cas pour un pays développé !) : la dette publique non seulement est très élevée (64 % du PIB en 2004), mais elle ne cesse d’augmenter (45 % en 1993).

Face à un tel constat, deux attitudes sont possibles :

- d'une part, le fatalisme des Gouvernements UMP et PS qui se sont contentés d’effets d’annonce : réduction du nombre de tranches de l’impôt sur le revenu ou suppression de certaines niches fiscales. Mais quand un immeuble se lézarde, ce n’est pas en donnant un coup de peinture fraîche que l’on assure sa pérennité.

- d'autre part, une  réforme en profondeur de l’ensemble de l’édifice : c’est cette voie que réclame l’UDF.

Pour cela, il faut commencer par dire la vérité aux Français : compte tenu des perspectives de croissance, il ne sera mathématiquement pas possible de réduire au cours des prochaines années le poids global des prélèvements obligatoires, sauf bien sûr à accepter que la dette publique continue de s’envoler.

Toute réforme en profondeur doit libérer le travail des charges accumulées qui pèsent sur lui, en réalisant un déplacement massif de ces charges, du travail vers un autre marqueur de l’activité de notre société. D’après une étude récente de la Commission Européenne , cette surtaxation du travail coûte à la France deux points de chômage. Si l’on veut réellement casser le cercle vicieux qui pousse les entreprises à remplacer les hommes par des machines, ou par d’autres hommes à l’autre bout de la planète, pour ensuite faire reposer les prélèvements sur un nombre encore plus restreint de salariés cotisants, on voit bien qu’une refonte globale s’impose et non quelques mesures "cosmétiques".

Pour finir, voici quelques pistes que chacun pourra librement commenter, compléter et/ou critiquer :

ü       rendre les cotisations sociales (y compris la CSG ),  beaucoup plus progressives, afin d’alléger le coût des bas salaires, et donc favoriser l’embauche des jeunes et des salariés peu qualifiés,

ü       transformer, comme l’a proposé François Bayrou, la CSG en une cotisation sociale universelle assise sur l’ensemble de la valeur créée par l’entreprise et non comme c’est le cas aujourd’hui, uniquement sur la valeur créée par le travail,

ü       étudier, comme l’a également demandé le Président de l’UDF, la mise en place d’une "contribution Tobin" de 0,1 ou 0,2 %  sur les échanges bancaires,

ü       envisager une simplification encore plus drastique, mettant toutes les formes de revenus sur un pied d’égalité, évitant les effets pervers décrits précédemment.

Les pistes sont nombreuses, toutes impliquent des changements profonds que tous les Gouvernements successifs ont refusé d’entamer.

Par Jonathan RODRIGUES - Publié dans : Dossiers
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Mardi 25 juillet 2006

Quelques jours après les manifestations dénonçant leur situation de crise profonde, les viticulteurs du Sud ont changé leur méthode de commercialisation pour la 7e édition du salon Vinisud.

 

Afin de mettre de l'ordre dans un dédale d'appellations, les viticulteurs ont décidé d'adopter une nouvelle marque commerciale commune : «Sud de France/South of France». Quatre syndicats interprofessionnels (CIVL, CIVR, Vins de pays d'Oc, Vins de pays du Languedoc-Roussillon) se sont engagés à utiliser cette marque ombrelle afin de mettre fin à des années de guerre entre appellations, commercialement contre-productive.

 

Cette marque, c'est la fin de l'ère de la concurrence des chapelles. Elle va permettre de modifier la segmentation actuelle et sonne comme la reconnaissance d'un pays viticole. Les viticulteurs apportent leur savoir-faire et des produits de qualité. La marque Sud de France aidera à l'international. Les viticulteurs du Midi prévoient d'ouvrir dans l'année des maisons de la région dans huit grandes capitales dont Sao Paulo, Shanghaï, Londres, Boston, Milan.

 

Si « South of France » représente un pas important pour se rendre plus lisible à l'international, les autres problèmes demeurent : baisse des revenus agricoles, de la consommation, et modicité des aides gouvernementales pour soutenir les efforts à l'export.

 

Les aides françaises représentent huit fois moins que les aides publiques espagnoles. Il serait souhaitable pour les viticulteurs d'obtenir des aides pour créer une véritable animation commerciale sur certains marchés internationaux comme peuvent le faire aujourd'hui les Australiens ou les Chiliens. Rappelons que le géant américain Gallo avait, en son temps, obtenu une aide de 50 millions de dollars des instances fédérales américaines pour mener sa campagne européenne.

 

Depuis quelques décennies en Champagne, les viticulteurs ont réussi à conserver leurs marchés grâce à des produits de qualité et à la notoriété internationale de l’appellation mondiale Champagne, qu’ils ont sût jusqu’ici protéger.

 

Dépourvus d’appellation unique et de notoriété internationale, les vignerons du Sud devraient pouvoir sortir de la crise qu’ils subissent depuis quelques années grâce à ce projet de marque unique. En effet le concept de marque interpelle de nos jours davantage les consommateurs à travers le monde que les appellations.

 

La leçon à retenir: dans le midi comme en Champagne, il ne faut jamais se reposer sur des acquis. Plus que jamais aujourd’hui, c’est la qualité et la réactivité à la demande des consommateurs qui garantira le succès de nos vins à l’exportation.

 

 

Par Jonathan RODRIGUES - Publié dans : jonathan.rodrigues
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Mardi 25 juillet 2006

La réponse est simple: les jeunes d'aujourd'hui. En effet, si l'on ne fait rien pour inverser la courbe, notre dette publique (66,8% du PIB en 2005) aura doublé en 2020 (130% du PIB) et pourrait être multipliée par 5 en 2040.

 

L'Etat serait alors en faillite et le poids des intérêts de la dette extraordinaire: de 40 milliards d'euros aujourd'hui (le 2ème poste de dépenses de l'Etat après l'Education) , il passerait à 120 milliards en 2030.

 

Le trou de la Sécurité sociale est abyssal, malgré la réforme Douste-Blazy qui a eu des effets très limités. Certes, le déficit s'est réduit grâce à la moindre hausse des dépenses (+3,8% contre 4,9%).

 

Mais des projets censés réaliser des économies (dossier médical informatisé, rationalisation de la gestion hospitalière) se sont avérés infructueux

 

Aussi, la réforme Fillon des retraites, ayant suscité beaucoup de manifestations et de grèves en 2003, est insuffisante. Il y a aujourd'hui 1,6 actif cotisant pour 1 retraité. Dans 25 ans, on n'en comptera plus que 0,8.

 

Il faut aussi savoir que notre pression fiscale est l'une des plus élevées des pays industrialisés. Même si la France ne détient pas le record des cotisations obligatoires (elle reste devancée par la Suède et le Danemark), c'est elle qui les a le plus augmentés depuis 15 ans: en 1990, ils n'étaient "que" de 42%, en 2006, on a dépassé les 45%. Les pays scandinaves, quant à eux, ont réduit leur pression fiscale et baissé leurs dépenses publiques.

 

Enfin, il convient de préciser que si notre dette augmente, c'est en partie dû au fait que le nombre de fonctionnaires a explosé. Un million de plus en 20 ans.

 

Les effectifs des fonctions publiques d'Etat, hospitalière et territoriale étaient de 4 020 000 en 1982 et de 5 100 000 en 2004.

 

Il n'y a pas 36 solutions pour équilibrer un budget: soit on augmente les recettes (c'est-à-dire les impôts et les taxes), soit on réduit les dépenses.

 

En France, aujourd'hui, il n'est plus convenable d'augmenter la pression fiscale. Les Français ne peuvent plus être ponctionnés un peu plus.

 

Il faut réduire les dépenses de l'Etat : au moins 15% d'ici à 2030.

 

Tout cela est possible sans nuire à la qualité et à l'efficacité du service public.

 

Il faut du courage, de la concertation et de la réflexion sur les missions de l'Etat pour que les futures générations (dont j'ai le privilège de faire partie) ne soient pas dans la situation de l'Argentine il y a quelques années. 

 

 

Par Jonathan RODRIGUES - Publié dans : jonathan.rodrigues
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