par Olivier LAURANT, Alliance Centriste des Ardennes
A la veille de la première
université d'été du mouvement de Jean Arthuis, il temps pour moi de faire le point sur la stratégie de ce parti et de donner les raisons de mon adhésion et de mon engagement.
Je suis entré en 2005 à l'UDF, libéré de sa tutelle avec l'UMP. François Bayrou et sa cinquantaine de parlementaires ont alors décidé de défendre les différences entre la droite et le centre tout en restant dans la majorité. La parole libre tout en restant fidèle.
Cette idée est alors montée en 2007 jusqu'aux 18% du premier tour de François Bayrou. Un score inégalé pour les Centriste depuis Giscard en 1974. Les décus du socialisme empétré avec sa branche extrême gauche et les déçus de l'UMP et de son candidat "bling bling" se sont retrouvés naturellement autour de cette candidature qui tranchait avec le clivage habituel droite - gauche.
Fort de son résultat, le troisième homme aurait alors eu beau jeu d'accepter sa défaite et de prendre date pour la prochaine élection. Un silence radio total, au moins dans un premier temps, l'aurait sans doute porté en ce moment parmi les candidats les plus crédibles à l'élection de 2012.
Il n'en fut rien.
Véxé de sa défaite, il s'est alors acharné sans discernement sur Nicolas Sarkozy, poussant parfois la critique jusqu'à la caricature. Problème, et de taille, la gauche n'a jamais voulu de lui.
L'UDF est devenu le Modem et, petit à petit, les centristes ouverts que nous étions, nous sommes retrouvés devant une quadrature insoluble proposé par le numéro un : se battre contre la droite tout en étant refoulé par la gauche démocrate, contrainte de plaire à son extrême gauche.
J'ai pour ma part abdiqué en 2008 et pris deux années de recul.
Le Modem a poursuivi sa longue descente aux enfers tandis que le Nouveau Centre est revenu à la situation de l'UDF d'avant 2005 : attendre le bon vouloir du parti dominant en attendant que les miettes tombent tout en ne faisant pas trop de bruit pour ne pas déranger le parti hégémonique.
Quelle tristesse !
Comme nous le disions entre nous lors des Sénatoriales Ardennaises en 2009, nous étions devenus des Centristes SDF.
Et puis, une lueur d'espoir est arrivée du côté des Sénateurs, lesquels se sont rassemblés au sein d'un même groupe politique. Cette idée a fait son chemin et en 2009, Jean Arthuis a créé l'Alliance Centriste avec pour objet unique , le rassemblement de tous les Centristes et l'idée que ce qui s'était réalisé au Sénat pouvait se faire en France.
L'Alliance Centriste est soluble. Elle a pour vocation de disparaitre au profit de l"unité. Son président n'a pas d'ambition présidentielle. Il est reconnu par toute la classe politique pour sa probité et son sens des responsabilités.
Rassembler les Centristes autour d'un projet solide, défendu lors des présidentielles et susceptible d'être ensuite intégré dans les politiques qui conduiront la France le quinquennat suivant est une idée qui me plait.
Dans ces conditions, j'ai accepté le challenge proposé par Jean Arthuis et décidé de participer à cet effort sur le département des Ardennes.
La création de la fédération Alliance Centriste Ardennes sera la première étape de ce challenge. Quelques centristes historiques m'ont déjà donné leur accord pour que renaisse la parole Centriste !
A suivre !


