Mardi 25 juillet 2006
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« A terme, le déficit de
la Sécurité sociale menace toute notre protection. Il n’est pas supportable parce qu’il tire toute notre économie vers le bas au détriment d’abord des plus faibles et des plus démunis. Il ne sert à rien de nier la réalité, et il serait irresponsable de différer les choix qui s’imposent. Subir ces évolutions, ce serait en fait nous résigner à un recul de notre protection sociale. Conserver et transmettre l’héritage de 1945, adapter notre Sécurité sociale à
la France d’aujourd’hui dans le respect des principes qui l’ont fondée, l’étendre à tous, voilà mes ambitions, voilà mes engagements à l’aube d’un septennat ».
L’auteur de ces propos engagés n’est autre que Jacques CHIRAC. Nous sommes en 1995 !!!
Dix ans ont passé et une ribambelle d’experts se penche à nouveau sur cette malade de soixante ans. Dix ans au cours desquels Alain JUPPE a avoué son impuissance, avant de laisser ses successeurs louvoyer sans rien réformer jusqu’à cet « éminent » DOUSTE-BLAZY qui s’est planqué au Quai d’Orsay tant l’impact de son méga plan de sauvetage est inefficace. Lors de l’examen du projet de loi de finances de 2006, les parlementaires (dont les Sénateurs UDF Françoise FERAT et Yves DETRAIGNE et le député UDF Charles de COURSON) n’ont pu que constater l’aggravation du déficit, qui ne date pas de cette année.
Et s’il n’y avait que
la Sécu qui allait mal en France.
Le budget de l’Etat est une gabegie ; et il faudrait être fou ou ignorant de voter pour.
Et les autoroutes que les contribuables ont financées ; maintenant qu’elles commencent à être rentables, on les brade à des groupes financiers.
On a prétendu réformer la fiscalité, mais il n’en ait rien : le gouvernement entendait rétablir un minimum d’égalité devant l’impôt en plafonnant les avantages dont bénéficient les niches fiscales. Or, il y a eu une multiplication des cadeaux fiscaux. 7 en 2003, 5 en 2004, et surtout, 6 nouvelles niches créées en 2005. Qui a parlé d’égalité devant l’impôt ?
Le gouvernement brade en catastrophe une société maritime nationale en faveur d’un copain du pouvoir en place qui n’est pas du métier (BUTLER est propriétaire de beaucoup d’entreprises qui n’ont rien à voir avec le transport maritime : Groupe Flo, France-Champignons, les déguisements César), et à qui l’on envisage de graisser largement la patte au préalable.
Mais aussi, le chômage qui ne baisse pas, le moral des Français qui est au plus bas depuis trente ans, les jeunes qui ne croient plus en l’Europe ni à l’avenir de
la France , le contrat nouvelle embauche annoncé comme l’instrument qui va revigorer l’emploi en France et qui finalement ne fait que remplacer juridiquement les anciens contrats de travail.
Les Français n’ont plus confiance car trop de fois et depuis trop longtemps, les politiques (et CHIRAC en tête) ont fait des promesses, parfois irréalisables, qu’ils n’ont pas tenu et aussi car on annonce des réformes (fiscalité, assurance maladie, retraites…) qui ne sont pour la plupart du temps que des « mesurettes ».
Et jeudi soir, sur France 2, dans l’émission « A vous de juger » présentée par Arlette CHABOT, notre top model/Premier ministre de VILLEPIN a assuré qu’il ne se sentait pas responsable du malaise des Français et qu’il met tout en œuvre pour y remédier.
De qui vous moquez-vous Monsieur le Premier ministre ?
Cela fait aussi 11 ans que vous êtes « aux manettes ». En 1995, déjà, vous étiez Secrétaire général de l’Elysée et à ce titre vous étiez un conseiller de Jacques CHIRAC. Vous êtes donc responsable comme beaucoup, dont CHIRAC, de l’état de
la France face à de multiples non-réformes et de gigantesques immobilismes électoralistes et purement démagogiques.
Mais la droite RPR/UMP n’est évidemment pas la seule responsable, la gauche tire son épingle du jeu dans cette histoire.