Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 15:43

Déficits: risque majeur si la France déroge à ses promesses (Marini)

 

Au vu de la crise grecque, la France "prend un risque majeur" si elle continue à ne pas respecter les engagements du programme de stabilité européen en matière de déficits, a estimé mercredi le rapporteur général UMP de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini.

 

"La France n'a jamais réalisé son programme de stabilité", qui fixe la limite annuelle des déficits publics à 3% du Produit intérieur brut et celle de la dette publique à 60% du PIB, a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

"A partir d'aujourd'hui, si on estime pouvoir continuer, on prend un risque majeur, systémique", a-t-il estimé.

Dans son programme de stabilité transmis fin janvier à Bruxelles, le gouvernement français prévoyait de réduire le déficit public, qui devrait atteindre 8,0% du PIB cette année, à 6,0% en 2011, puis 4,6% en 2012, pour revenir à la limite autorisée des 3% en 2013.

 

Mais la Commission européenne, tout en jugeant ces prévisions optimistes, avait regretté que certaines mesures visant à réduire les déficits ne soient pas détaillées.

 

"La crise grecque contribue à une prise de conscience, on n'a plus le droit au double langage", a affirmé M. Marini.

Pour résorber le déficit public français, la Commission des Finances du Sénat propose ainsi que "toute décision qui affecte le solde budgétaire soit prise en loi de finances ou en loi de financement de sécurité sociale" uniquement.

"Le tableau de chiffres qu'on envoie à Bruxelles devrait faire l'objet d'un débat au Parlement avec un vote annuel sur le programme de stabilité et de croissance", a aussi lancé Jean Arthuis, le président centriste de la Commission des Finances.

 

Mais pour que la France tienne ses objectifs, "l'équilibre des comptes publics" ne suffira pas, "il faudra aussi de la croissance", a souligné M. Arthuis, qui prône une réforme totale de la fiscalité pour améliorer la compétitivité française.

"De l'ampleur de la réforme des retraites va dépendre l'appréciation que (nos voisins) vont porter sur nous", a-t-il ajouté.

 

Aux yeux de la Commission des Finances du Sénat, la crise grecque doit servir de leçon à tous les pays de la zone euro: "on ne peut plus envoyer des documents pluriannuels à Bruxelles sans avoir l'intention de les mettre en oeuvre", a dit Philippe Marini.

 

Il a jugé "indispensable de mettre en place une autorité européenne des comptes publics", qui permette d'homogénéiser et de comparer les données budgétaires et financières des différents Etats.

 

"La Cour des comptes de chaque Etat devrait diligenter des missions de contrôle et attester les comptes de chacun", a renchéri Jean Arthuis.

Le fait d'avoir tant tardé à aider la Grèce "rend d'autant plus impératif le succès du plan" qui, s'il échoue, serait le dernier, ont-ils aussi prévenu.


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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 15:42

  La proposition de loi Folliot sur le reclassement des salariés à l'étranger définitivement adoptée par le Parlement

 

            Le Sénat a adopté hier soir la proposition de loi de Philippe Folliot, Député du Tarn, Porte-Parole de l'Alliance Centriste, visant à garantir de justes conditions de rémunération aux salariés concernés par la procédure de reclassement. Ce texte, adopté à l'Assemblée Nationale en première lecture le 30 juin 2009, va pouvoir enfin être rapidement appliqué.

 

            C'est pour réagir à une offre de reclassement humiliante faite par une entreprise textile de sa circonscription à Castres proposant un reclassement pour 69 € mensuels en Inde, que Philippe Folliot a rédigé cette loi. Elle a pour conséquence de modifier l'article L. 1233-4 du Code du travail qui stipule que « le reclassement du salarié s'effectue sur un emploi relevant de la même catégorie que celui qu'il occupe ou sur un emploi équivalent ». L'article est désormais complété par l'obligation « d'une rémunération équivalente ».

 

            De plus, ce texte complète la législation sur le reclassement par l'introduction du questionnaire préalable. Ainsi seuls les salariés qui le souhaitent recevront pour l'étranger des propositions correspondant au pays désiré ainsi qu'au poste et à la rémunération choisis. In fine, ils auront le choix d'accepter ou de refuser cette proposition. Pour Philippe Folliot, « ce texte est un progrès social car il évitera que les salariés soient victimes d'une double peine, celle du licenciement et celle de la proposition humiliante, et permettra ainsi d'éviter la multiplication de ces affaires qui choquent profondément les salariés concernés et suscitent l'incompréhension et l'indignation de l'opinion. » Si elle sécurise juridiquement les procédures, la loi Folliot consolide et renforce les dispositions actuelles en matière de reclassement des salariés sur le plan national tout en ouvrant des perspectives enfin sérieuses pour des vrais reclassements choisis à l'étranger.

 

            Il faut remarquer que cette proposition de loi est une des rares de la législature à avoir été votée à l'unanimité à l'Assemblée Nationale (PS, UMP, Nouveau centre). De plus, elle est le résultat d'une concertation engagée par le rapporteur Philippe Folliot avec l'ensemble des partenaires sociaux (CFTC, FO, UNSA, CGT, CFE-CGC, CFDT pour les salariés et MEDEF pour les employeurs).


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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 15:40

Le Sénat appelle à la fin de l’imposture comptable dans la zone euro

 

 

La commission des Finances plaide pour la création d’une véritable Cour des comptes européenne et rappelle le coût du sauvetage grec

 

 

«Merci la Grèce», s’est exclamé Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat lors d’un point presse suivant la signature du deuxième projet de loi de finances rectificatives. «Les pays de la zone euro prennent enfin conscience qu’on ne peut plus déclarer des chiffres à Bruxelles, sans expliquer comment on compte les tenir», poursuit-il en concordance avec le rapporteur de la commission Philippe Marini.

 

Les fraudes sur les comptes grecs et la clémence de l’Union européenne face aux dépassements des critères du Pacte de stabilité ont placé les pays membres «dos au mur». Pour la commission des Finances, la crise dans laquelle se trouve la zone euro est surtout la preuve qu’on ne peut plus prendre le cadre comptable européen à la légère tout en se servant de l’euro comme bouclier, sous peine d’explosion.«Il y a aujourd’hui un manque de sincérité dans les comptes publics», explique Philippe Marini qui propose d’ériger Eurostat en véritable outil de normalisation comptable entre les pays. L’instance «devra apporter non seulement la qualité de méthode et de comparabilité aux comptes de la zone euro, mais aussi détenir une capacité d’investigation.» Dans le cas inverse «la zone euro n’est pas possible».

 

De son côté, JeanArthuis précise qu’«il existe aujourd’hui une Cour des comptes européenne qui regarde les comptes de l’Union, il faut qu’il y ait une instance similaire qui vérifie les comptes de chaque pays». La commission a par ailleurs proposé que les documents de comptes pluriannuels envoyés par la France à Bruxelles fassent l’objet d’un vote à l’Assemblée nationale.

 

Coté financement, les sénateurs ont rappelé que le plan d’aide n’était pas sans coût pour la France et que ce dernier est même «plus élevé que pour l’Allemagne», en raison des écarts de taux (30 points de base à 10 ans). «Sans la Grèce, nous aurions réduit notre recours aux marchés financiers», a expliqué Philippe Marini rappelant que les 900 millions d’euros issus de la réévaluation des recettes de la TVA auraient pu être affectés au remboursement de la dette et que «les 3 milliards d’euros restants représentent bien une dépense supplémentaire».

 

Le rapporteur a par ailleurs souligné que la lenteur de l’Union européenne à réagir rend la réussite du plan d’aide grec «impératif», car «il n’y aura pas de deuxième chance».

 


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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 15:17

Jeudi 6 mai, je représentais les Sénateurs de la Marne Françoise FERAT et Yves DETRAIGNE à un colloque sur l'exclusion et la pauvreté organisé par le Conseil Economique et Social Régional de Champagne-Ardenne (CESR).

 

CESR Tassin

 

Patrick TASSIN, Président du CESR, ouvre le colloque "Exclusion et pauvreté" le 6 mai 2010

 

 

De nombreux acteurs du secteur social (ATD Quart Monde, Secours Populaire, Secours Catholique, Armée du Salut, ...) avaient fait le déplacement de toute la Champagne-Ardenne.

 

CESR salle

 

 


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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 16:03

par Jonathan RODRIGUES,

Conseiller municipal d’Epernay délégué aux Finances et Rapporteur du Budget, 

Vice-président de la Communauté de Communes Epernay Pays de Champagne

 

Après mûre réflexion, j’ai décidé de quitter le Mouvement Démocrate et de démissionner de toutes mes fonctions au sein de ce mouvement : Délégué départemental de la Marne, Membre du Conseil départemental et aussi Coordinateur régional des Jeunes Démocrates et Membre du Bureau des JDEM de la Marne.

 

Cette décision n’a pas été facile à prendre car je garde au MoDem des amis avec qui j’ai partagé des combats politiques et électoraux, des discussions passionnantes, … ; et ce, depuis plus de 8 ans lors de mon adhésion à l’UDF.

 

Par respect envers vous, militants, adhérents ou sympathisants, et par souci de clarté et d’honnêteté, je veux vous donner les raisons de ma démission:

 

·         Des paroles peu fidèles aux actes - Un Mouvement Démocrate ?

 

Un mouvement qui ne respecte pas le choix de sa base et qui renie le vote de ses militants. Des décisions prises lors de conseils nationaux qui ne sont pas appliquées. Des promesses formulées sans avoir de suite (organisation de primaires, pilotage des commissions d'investiture par des adhérents ayant refusé d'être eux-mêmes candidats,...).

 

On critique la peoplisation des ministres et des candidats chez les autres mais on investit les nôtres en fonction des mêmes critères ou alors parce que « ça fait bien sur la photo ».

Enfin, le fait de ne vouloir rien entendre qui ne soit pas conforme à ce qu’on explique soi-même dénote à quel point les dirigeants sont enfermés.

Si une critique est émise au MoDem, cela signifie que l’on va « aller à la soupe », que nous refusons le combat, que « nous nous plions face aux autres » …

 

Il n’y a, de la part des responsables du MoDem, aucune prise en compte des remontées des militants de base ; même pas une réponse à leurs courriers ou mails afin de leur expliquer à quel point le National estime qu’ils sont dans l’erreur.

 

Les militants doivent voter sur des décisions prises en catimini ; ils doivent se prononcer pour ou contre 1 choix. Choix qui de surcroit a été répandu dans la presse avant le dit vote.

 

·         Le manque d'efficacité interne a conduit au manque d'efficacité politique

Militants, élus, cadres, sympathisants nous ont quittés. Nous nous sommes coupés de l'électorat et nous devons reconnaître aujourd'hui que le Mouvement Démocrate n'est plus une force qui compte dans le paysage politique français, autrement que par un apport de voix marginal entre les deux tours.

Et cela, nous le devons aussi à nos défaillances organisationnelles internes et notre incapacité à structurer notre communication.

 Mais, les problèmes de forme ne sont pas les seuls. Des problèmes de fond m’ont également (et surtout) conduit à quitter le MoDem.

  • Une ligne politique floue et à géométrie variable.

Les citoyens ne se reconnaissent plus dans notre Mouvement. Il n’y a pas de cohérence dans nos alliances. Notre crédibilité est remise en cause car des personnes élues dans une structure avec la droite veulent se faire élire dans d’autres instances avec la gauche, ou inversement.

 

Ils ne savent plus où est le MoDem. Ils ne sont pas capables de dire quelles sont les orientations politiques du MoDem, quelles sont les réformes qu’il compte apporter à la France. Et ce malgré le fameux Petit Livre Orange.

 

Des prises de position des quelques parlementaires MoDem qui sont en contradiction avec notre programme de 2007 ; ou alors l’absence de soutien aux parlementaires de droite ou du centre qui défendent ce que nous défendions il y a 3 ans à peine.

 

  • Parler aussi avec la Majorité

 

J’ai adhéré en 2002 à l’UDF qui était associée à la droite. J’étais ravi lorsque l’UDF a avancé l’idée d’indépendance face à l’UMP ; d’avoir une parole libre ! Nous pouvions dès lors défendre nos valeurs centristes, un programme humaniste, européen, social-libéral tout en étant des partenaires fidèles, respectés et fiables.

 

Aujourd’hui, le MoDem est enfermé dans une posture d'opposition systématique au gouvernement.

Notre mouvement délaisse chaque jour un peu plus l'esprit de proposition et d'action qui est pourtant au cœur de l'identité centriste au profit d'une logique de protestation pure et simple. Le pacte d'indépendance a rapidement été rompu, au profit d'un basculement dans une opposition systématique.

Mais la mise en cause récurrente du chef de l'Etat ne constitue pas en elle-même une alternative politique. Cette stratégie présomptueuse a mis en fuite tout un électorat pourtant enclin à voter pour la fameuse "troisième force indépendante".


Quant à l'espoir d'une alternance partagée avec les socialistes, il s'est chaque fois heurté au principe de réalité : c'est une vérité qui vaut en amour comme en politique, pour s'aimer, il faut être deux. Depuis maintenant plus de deux ans, toutes nos sérénades au balcon des socialistes ne trouvent comme écho qu'un inflexible "nous non plus". Dans la logique profonde des socialistes, le MoDem n'a pas sa place, et ne l'a jamais eue.


Malgré ses maladresses et la redoutable sanction électorale qui en résulte à l'issue du scrutin régional, la majorité reste le point d'ancrage des réformes dont le pays a besoin, qu’on le veuille ou non.

Qu'il faille un centre fort et libre pour l'équilibre de la vie politique française est une évidence ; qu'il faille un simulacre du centrisme dans l'opposition ne semble convaincre personne.

 

J’estime que ce n’est pas moi qui ai changé mais que c’est le parti. Je respecte les décisions et l’engagement de ceux qui sont partis et de ceux qui restent. J’espère que vous comprenez et respecterez mon choix. J’espère aussi que nous nous retrouverons un jour ou l’autre.


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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 15:20

source : Les Echos.fr

Le charismatique président du Modem, qui avait obtenu 18,5 % au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, a perdu son pari. Turnover important, impossibilité d'intégrer et de fusionner les équipes, problème financier, stratégie peu lisible et électorat hétéroclite : à l'image d'une entreprise en panne de stratégie, son parti est aujourd'hui dans la tourmente.

C'était il y a trois ans, c'était il y a un siècle. François Bayrou venait d'obtenir 18,5 % au premier tour de l'élection présidentielle. Ce 28 avril 2007, six jours après avoir rassemblé sur son nom près de 7 millions de Français, RMC télé avait accepté de le confronter à Ségolène Royal. Un débat avec la candidate du Parti socialiste, arrivée en numéro deux, mais pas avec Nicolas Sarkozy. « Je ne voterai pas pour lui », devait déclarer le champion de l'hypercentre, entre les deux tours. Tout était là : le dialogue avec la gauche, la virulence assumée face au leader de l'UMP. Trois ans plus tard, François Bayrou continue d'irriter le président Sarkozy. Mais il ne lui fait plus peur. Le mois dernier, aux élections régionales, le Modem a recueilli moins de 5 % des voix au plan national, laissant K-O debout les derniers soutiens du leader centriste. Une seule région a échappé au carnage.

 

Pourtant, les circonstances dont François Bayrou a toujours rêvé sont enfin réunies : un président de la République affaibli et au plus bas dans les sondages et un Parti socialiste qui n'est pas encore sorti de sa crise de leadership et de ses ambiguïtés. Même le débat sur les retraites, sur les déficits publics, « ses » sujets, sont au coeur de l'actualité. Mais rien ne marche. C'est la dégringolade pour le Modem : 7,6 % aux législatives, 15 % aux municipales, 8,4 % aux européennes, 4,2 % aux régionales. « On a fait une fusion et on a collectionné les fautes… », philosophe un des derniers soutiens de François Bayrou. « Le Modem n'incarne plus rien. En tant que structure, tout est à refaire », admet Jean-Luc Bennahmias, vice-président du mouvement. Tout se passe comme si le passage d'un gros conglomérat de notables, comme l'était son ancêtre l'UDF, à une start-up centrée autour d'un patron charismatique avait échoué. Turnover important, impossibilité d'intégrer et de fusionner les équipes, problème financier : à l'instar d'un groupe en panne de positionnement stratégique, la petite entreprise de François Bayrou connaît tous les symptômes de la crise.

Une mauvaise adaptation à la structure du marché

Si l'on en croit les politologues, « historiquement il y a une résistance forte à l'implantation d'un centre en France ». La vie politique s'est structurée en deux grands pôles, gauche-droite, que l'évolution institutionnelle récente (quinquennat notamment) a amplifiés. Alors, « toute l'histoire de la Ve République c'est un ralliement du centre », note Florence Haegel, chercheur au Cevipof et spécialiste des partis politiques. François Bayrou, en fermant violemment la porte à la droite, a désarçonné nombre de ses soutiens traditionnels. Ceux que le leader centriste appelait ses « bédouins », restés à ses côtés en 2002 lors de la création de l'UMP, ont jeté l'éponge et ont rejoint Nicolas Sarkozy en créant le Nouveau Centre (NC). « Bayrou a confondu indépendance et isolement », soupire un de ses ex-lieutenants, Jean-Christophe Lagarde. Plus dur, Maurice Leroy, député Nouveau Centre, ironise : « Pour Mitterrand, le centre n'était ni à gauche ni à gauche, François Bayrou nous avait vendu un ni droite ni gauche, et puis le Modem est devenu ni à droite ni à droite ! » Pour eux, il y a une contradiction fondamentale entre le noyau de son électorat globalement de droite non sarkozyste et l'opposition systématique de François Bayrou au président de la République, qui a vite tourné en combat personnel entre les deux hommes. Dévastateur pour le centre.

Une organisation interne inadaptée

« Le Modem a réuni des Verts, des électeurs du centre et des personnes qui n'avaient jamais milité avant. Tous ces gens n'avaient pas l'habitude de travailler ensemble », note Philippe Lapousterle, ancien journaliste et conseiller de François Bayrou. Le président du Modem a eu beau déclarer dès le début qu' « il n'accepterait pas le bazar », l'organisation interne du nouveau parti n'a pas su apporter l'homogénéité nécessaire à cette nouvelle entreprise. Dans plusieurs départements, afin de tenir compte de chaque sensibilité, le Modem a laissé s'implanter des présidences collégiales : un président, deux, voire trois vice-présidents, qui adoptaient chacun une posture différente et rêvaient de prendre la place de l'autre. Résultat : « une belle cacophonie » sur le terrain, admet Robert Rochefort, vice-président du Modem et élu européen, qui rappelle la démission pendant les régionales de la chef de file de Cap 21, Corinne Lepage. Cacophonie amplifiée par la personnalité même des nouveaux militants qui étaient entrés au Modem « comme dans un nouveau PSU », note un militant déconfit. Jean-Luc Bennahmias, qui vient des Verts, sait de quoi il parle : « Plusieurs centaines de vice-présidents, c'est ingérable », tout en admettant que « le système de prise de décision est un peu spécial, c'est une entreprise familiale ». Ceux qui sont partis dénoncent un hiatus entre cette floraison à la base et le mode de prise de décision au sommet. Un exemple : avant les municipales de 2008, une centaine de militants sont réunis dans une salle. Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou arrive : « Je viens de mettre le point final à mon programme municipal. » Les militants, qui avaient passé leur week-end à travailler pour rien sur un programme que la direction n'avait même pas lu, se sont sentis floués. Dès 2007, Jean Arthuis avait critiqué dans une tribune au « Monde » un Bayrou qui devait « sortir de sa vision messianique et comprendre qu'on ne gère pas un parti comme une secte ». Beaucoup racontent aujourd'hui, que les réunions du bureau viraient souvent au cauchemar : « C'est simple, la méthode, c'était : si tu n'es pas content, tu te barres », se souvient un dirigeant. Depuis 2007, après la défection des ex-députés UDF partis créer le Nouveau Centre, allié à l'UMP, le Modem a perdu la quasi-totalité de ses cadres.

L'incapacité à fidéliser les clients

Faute de stratégie claire, le Modem n'a pas réussi à coaliser un électorat hétérogène. Dans les intentions de vote de ceux qui ont apporté leur voix à François Bayrou en 2007, 29 % venaient du PS, 20 % d'Europe Ecologie, 11 % de l'UMP et 26 % du Centre. Un mariage difficile à réaliser, d'autant plus que cet électorat, capable de recueillir les frustrations et les déceptions, est fragile et très volatil. Pour continuer à le séduire, le Modem, aux municipales, a opté, en vain, pour un système d'alliances à géométrie variable, « illisible », admet Marc Fesneau, le jeune secrétaire général du Modem. Aux élections européennes, « Bayrou, obnubilé par son ambition présidentielle, tellement polarisé contre Sarkozy, a gâché sa chance, il n'a parlé que de 2012. Une partie de ses électeurs s'est mécaniquement reportée sur la gauche », analyse Gaël Sliman de l'institut BVA. Quant aux électeurs du centre démocrate-chrétien, ils ont été affolés par l'alliance assumée avec la gauche : « La photo de Marielle de Sarnez sur l'estrade aux côtés de Vincent Peillon et de Robert Hue nous a fait beaucoup de mal », admet un élu Modem.

Des finances à restaurer

Les deux dernières campagnes ont coûté très cher. Après le score calamiteux des régionales, la plupart des candidats n'ont pas été remboursés de leurs frais de campagne. Au final, une ardoise de 1,5 à 2 millions d'euros à assumer. « Mais on ne laissera tomber personne. Nous allons resserrer la gestion, peut-être se séparer de certains collaborateurs », promet le sénateur centriste Jean-Jacques Jegou, trésorier du Modem. Il ne faudra pas non plus que le parti compte de nouvelles défections d'élus. Outre les 2,7 millions d'euros calculés sur le nombre de voix obtenues à l'élection présidentielle, le Modem doit pouvoir aussi compter sur la seconde partie du financement public calculée, elle, sur le nombre de parlementaires déclarés. En 2007, le Modem a touché 1,2 million d'euros, mais 968.000 en 2008. Les comptes 2009 ne sont pas encore publiés. Un sénateur est parti entre-temps. Et, parmi les 5 qui restent, 4 seront bientôt soumis au renouvellement. Reste aussi l'immeuble du 133, rue de l'Université. Il appartient encore à l'UDF, qui ne perçoit plus d'aide publique mais existe toujours en tant qu'association. Elle a passé une convention de mise à disposition avec le Modem en 2008. Les deux organisations avaient alors le même président, François Bayrou.

Une marque mais pas de produit

« Le Modem n'est pas une maison vide », assure Robert Rochefort. Le parti compte aujourd'hui 5 sénateurs actifs, 5 députés européens, 3 députés nationaux, 10 conseillers régionaux (103 en 2004) et à peine une dizaine de maires. Tout est encore à construire ou à reconstruire. « Il faut resserrer l'organisation, repérer 300, 400 cadres et les former. Le centre, c'est une question de méthode, mais ce n'est pas assez théorisé », analyse l'élu européen. Ceux qui ont quitté le mouvement n'y croient plus. « J'ai fait des notes pendant des années, le problème, c'est que François ne veut pas réellement d'un parti, il considère qu'avec deux élastiques et un trombone il va être élu président de République », ironise Maurice Leroy. Mais même les plus sévères le pensent, « la marque Bayrou, ça existe ». « Le Modem c'est Bayrou, mais Bayrou ce n'est pas le Modem, il reste une équation personnelle même si elle est fortement abîmée », analyse Frédéric Dabi de l'Ifop. Ce que reconnaissent aujourd'hui peu ou prou les partisans du leader centriste : « On n'arrive pas à faire monter d'autres têtes, nous sommes face au piège d'identification », admet Robert Rochefort. Mais François Bayrou s'en soucie peu. En enfant de la V e République, il a compris que la présidentielle était la mère de toutes les élections et que le premier tour de celle-ci est un vrai scrutin proportionnel. Son score, là, lui importe.


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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 14:21

Yves Détraigne, Sénateur de la Marne, a demandé à Chantal Jouanno de défendre auprès des instances européennes la poursuite de l'affichage de l'éco-contribution sur les prix des produits électriques etélectroniques afin de permettre, outre de mieux informer les consommateurs, de garder présent à l'esprit le "geste" écologique lors d'un achat.

 

 

 

Depuis 2006, le prix des appareils électriques intègre une participation qui permet de financer leur recyclage et dont le client est avisé par affichage spécial. Cette visibilité devrait prendre fin en février 2013 pour les équipements relevant de la catégorie 1 (gros appareils ménagers), et en février 2011 pour tous les autres équipements électriques et électroniques ménagers.

 

 

 

Après cette date, le producteur versera toujours cette contribution à l’éco-organisme chargé de la collecte et du traitement de ces produits, mais celle-ci sera simplement intégrée dans le prix de vente. L'enseigne sera alors libre de réévaluer elle-même ce montant qui est aujourd'hui fixé par les éco-organismes dédiés.

 

 


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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 14:19

communiqué de presse de Jean ARTHUIS

Interviewé ce matin sur BFM Radio, Jean ARTHUIS, Président de l’Alliance Centriste, Président de la Commission des Finances du Sénat et ancien ministre de l’Economie et des Finances s’est exprimé sur la crise financière de la Grèce et a affirmé la nécessité absolue de renforcer l’autorité  de l’union européenne.

 

L’Europe est confrontée à une épreuve de vérité cruciale. Elle doit démontrer qu’elle est capable de faire un bon qualitatif politique en matière de coordination et d’autorité. Il estime que les Etats membres, à l’exception de l’Allemagne, n’ont pas tiré les conséquences du risque qu’ils ont pris en se dotant d’une monnaie orpheline.

 

La crise grecque révèle qu’il est urgent de franchir un cap décisif. Celui de la coordination et de l’harmonisation, celui aussi du respect d’une discipline de gouvernance publique.

 

Les Etats ont tiré les bénéfices de la monnaie unique, en se laissant aller à des déficits excessifs sans sanction monétaire, mais ils n’ont pas respecté les critères du pacte de stabilité et de croissance.

Jean ARTHUIS veut croire que cette crise sera un électrochoc pour la création d’une véritable Europe politique susceptible de faire appliquer les règles de stabilité.


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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 11:37

source : journal L'Union

 

En attendant l'élection d'un président, prévue le 10 mai, c'est Yves Guinoiseau qui, au nom des Vitrines de Reims, association de commerçants, organisatrice, a lancé le nouveau « Printemps des arts », vendredi, place d'Erlon.
Deux tentes blanches abritent d'un côté les peintres de la région, de l'autre des artisans venus également de Champagne-Ardenne pour la plupart, mais aussi de bien plus loin (Ardèche).


« J'avais un peu peur qu'il n'y ait pas de quoi remplir l'espace, mais les artistes peintres sont au rendez-vous ». Le parrain est Jean-Paul Surin, peintre ardennais. Des anciens élèves de l'école Blot réaliseront une fresque en trompe l'œil, en direct chaque après-midi.


Du côté des artisans, on trouve des bijoux, des jeux en bois, des miniatures, « et ce sont des véritables artisans, leurs produits ne sont pas venus d'ailleurs », a précisé Yves Guinoiseau.


Le clou du printemps, ce sera pour ce week-end, avec les peintres dans la rue, ou amateurs et professionnels sont invités à réaliser une œuvre dans le centre-ville. Le public pourra aller à la rencontre de ces artistes tous récompensés.
les tableaux seront ensuite exposés place d'Erlon, dimanche 9 mai, puis vendus aux enchères, à partir de 16 heures, au profit de l'association « Graines d'espoir ».


Les enfants pourront aussi s'adonner aux joies de la peinture artistique, avec des ateliers créatifs sur inscription. Les enfants seront encadrés par des animateurs de la Ville.


Tout le week-end, les Compagnons du devoir feront des démonstrations de taille de pierre et de forge, place d'Erlon. La fanfare de la fac de médecine se produira, elle, samedi 8 mai dans l'après-midi au même endroit, avant un concert de jazz place du Forum.


A noter aussi deux expositions photos : celle d'Alain Hatat, « Les sourires de Reims », à l'hôtel de ville, sur les commerçants qui ont posé pendant les travaux du tramway ; celle de Feng Hatat « Redevenir Vit'Halles », halles du Boulingrin, avec 20 grands portraits des commerçants du quartier du même nom.

 

Les officiels ont lancé le printemps de arts vendredi place d'Erlon.

Les officiels ont lancé le printemps de arts vendredi place d'Erlon.


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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 10:05

Jeudi 29 avril, je représentais les Sénateurs Françoise FERAT et Yves DETRAIGNE à l'Assemblée générale du Comité Départemental du Tourisme (CDT) de la Marne, présidé par Christian BRUYEN, Maire de Dormans et Vice-président du Conseil Général de la Marne. (Françoise FERAT est membre du Conseil d'Administration)

 

L'occasion nous a été donnée de revenir sur le succès de la Marnothérapie, sur notre titre de 1er département fleuri de France, sur les Noëls de Champagne, sur la Marne, la Champagne, ...

 

tribune CDT

de gauche à droite:

 

René-Paul SAVARY, Président du Conseil Général de la Marne;

Christian BRUYEN, Président du Comité Départemental du Tourisme

Phlippe HERANT, Directeur du CDT

 

salle CDT

Una assistance nombreuse composée de Conseillers généraux, de Présidents d'Office ou de Syndicats d'initiative de Tourisme, ...


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