Lundi 3 septembre 2007

L’UDF-MoDem salue l’orientation générale du projet de loi qui vise à améliorer la gouvernance et à donner plus d’autonomie aux universités.

La compétition économique mondiale se joue désormais sur le terrain de la formation, de la qualité de notre enseignement supérieur et du dynamisme de notre recherche, ce qui rend cette réforme indispensable. 

 

L’autonomie des universités n’est qu’un outil et une première étape dans la rénovation globale de notre système d’enseignement supérieur et de la recherche.

 

L’UDF-MoDem se félicite également que l’orientation et l’insertion professionnelle soit enfin reconnue comme une des missions de l’université. Elle a plaidé pour la mise en place d’une orientation active pour les étudiants qui connaissent aujourd’hui une sélection par l’échec, notamment dans les premiers cycles universitaires.

Enfin, faisant le constat d’un sous financement chronique des universités françaises (locaux vétustes, surpopulation universitaire...), un effort budgétaire devra accompagner la réforme et devra se concrétiser dès la loi de finances pour 2008. L’UDF-MoDem défend l’idée d’un pacte d’investissement pour l’enseignement supérieur sur 10 ans afin de porter l’investissement par étudiant au niveau de la moyenne des pays les plus performants de l’OCDE (la France est à la 15e place sur 23 au sein de l’OCDE). Cet investissement massif dans la formation est nécessaire pour mener 50% d’une classe d’âge au niveau licence, comme le recommande la stratégie de Lisbonne, et pour valoriser les activités de recherche en France.

 

Cependant, la réforme, après sa reprise en main par Nicolas Sarkozy, n’a finalement rien à voir avec la révolution promise. On peut d’ailleurs se demander quel est l’intérêt d’une autonomie qui ne permet pas de jouer sur le recrutement des étudiants et sur le financement.

 

La question cruciale, celle de l’arrivée dans les filières générales des étudiants qui n’ont pas le niveau nécessaire, et dont 50% au moins échoueront en 1ère année, a été sacrifiée à l’égalitarisme simpliste des syndicats étudiants. Il est inacceptable de continuer à ignorer que ce sont les filières sélectives, grandes écoles, médecine, IUT, BTS, qui pour l’instant assurent un emploi, et que l’égalitarisme ne vaut que pour les jeunes de milieu défavorisé.

La réforme représente, certes, un pas vers la modernisation des universités, mais elle évite soigneusement les sujets qui fâchent. Mais aller au-delà aurait nécessité une longue concertation pour surmonter les blocages, plutôt qu’une réforme marketing, bouclée en 1 mois, ayant pour but de flatter « l’activisme » du Président de la République.


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