Jonathan RODRIGUES
26 ans
Assistant de Sénateurs
Conseiller municipal d'Epernay, Capitale du Champagne
Vice-président de la Communauté de Communes Epernay Pays de Champagne
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Alors qu’il prévoyait encore au début de l’été une croissance de 2,1% pour 2007, l’Insee a finalement revu sa copie et a rejoint l’avis de la quasi-totalité des experts : la croissance du PIB français n’atteindra pas 2%. Il annonce aujourd’hui une croissance douce de 1,8%.
Ceci remet en cause l’objectif de réduire la dette de la France.
Rappelons-nous l’aplomb de Christine LAGARDE pour vendre à nos partenaires européens, réunis à Porto pour l’Eurogroupe, le report quasi officiel de 2010 à 2012 du retour de la dette publique sous la barre des 60% du PIB. Conditionné à un niveau de croissance élevé pour la période 2007-2012, proche de 3%, l’objectif de 2010, pourtant promis à Berlin en avril dernier, est d’ores et déjà inatteignable. Mieux (ou pire) : celui de 2012 repose aussi sur un scénario sarkozyste de croissance de 2,5% jugé encore bien trop optimiste aux vues des estimations notamment de l’OCDE et de la Commission européenne. En 2007, l’activité ne dépassera donc pas les 2% (plus ou moins 1,8%), comme pour 2008, envoyant dans le rouge écarlate le budget de la Sécu et celui de l’État.
Et comme les mauvaises nouvelles arrivent en cascade, Eurostat, l’Insee européen, a contraint le gouvernement à intégrer la dette de la SNCF (8,2 milliards d’euros).
Une petite louche en plus qui propulse la dette publique à 64,2% du PIB contre 63,7%.
Il faut avertir le gouvernement SARKOZY que la performance en matière de finances ne s’apprécie pas en fonction de la grandeur du nombre, mais que la dette doit se situer en-dessous des 60% du PIB ; ça va mieux en le disant.
Prévu à 42 milliards d’euros, le déficit a de très fortes chances de se rapprocher des 50 milliards. Lequel, cumulé avec celui de la Sécu, nous ferait franchir la limite des 3% de PIB de déficit.
Notons que le paquet fiscal et ses 15 milliards de cadeaux fiscaux, non efficaces sur la croissance, alourdira la facture.
Comme dirait Jean-Pierre RAFFARIN, « la route est droite mais la pente est forte ». Changez de lunettes M. RAFFARIN, car oui, la pente est très, très forte mais la route est sinueuse.
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