Jonathan RODRIGUES
27 ans
Assistant de Sénateurs
Conseiller municipal d'Epernay, Capitale du Champagne
Vice-président de la Communauté de Communes Epernay Pays de Champagne
Posez-moi toutes vos questions : rodriguesjonathan@yahoo.fr ou 06.62.72.29.10
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Depuis l’automne dernier, l’industrie automobile française fait face à un effondrement du marché. Si aucun économiste n’entrevoit une date de sortie de crise, notre industrie doit repenser sa stratégie afin d’être en phase avec un consommateur soucieux de préserver l’environnement et attentif à son pouvoir d’achat. Mais en attendant le retour de la croissance, de nombreux sites français ferment tandis que les mouvements de délocalisation s’amplifient : c’est le cas de PTPM Ay, filiale du groupe Trèves.
Après une première restructuration en 2006 qui a coûté l’emploi de 153 personnes, la direction du groupe souhaite fermer le site et licencier ses 130 employés alors qu’elle a touché 55 millions d’euros de fonds publics.
Le marché automobile français étant stratégique pour notre pays, « quand Renault tousse, la France s’enrhume », le Gouvernement a créé le Fonds de Modernisation des Equipementiers Automobiles (FMEA) dans le but de préserver les emplois en France. Le groupe Trèves fut le premier équipementier à bénéficier de ce fonds à hauteur de 55 millions d’euros. Or hiatus, cette aide de l’Etat a été versée sans aucune contrepartie. De fait, le groupe Trèves a tout loisir pour fermer le site PTPM d’Ay et pour poursuivre ses délocalisations en Europe, au Maroc et imaginer construire 3 nouvelles usines en Inde.

de dos, sur cette photo, Jean-François Kahn et Jonathan Rodrigues
Face à cette situation, les réactions ne manquent pas : 1.000 plaintes ont été déposées pour « utilisation frauduleuse de l’argent public », Jean-François Kahn (tête de liste MoDem
aux européennes) a rendu visite aux salariés et a évoqué ce « scandale » dans l’émission « Mots croisés » sur France 2, sur RMC…
Considérant que l’utilisation des fonds publics sans aucune contrepartie est contraire à nos valeurs, nous prions les parlementaires marnais de mobiliser le nouveau Gouvernement remanié afin que les salariés de PTPM-Ay ne soient pas sacrifiés sur l’autel de la maximisation des profits.