Jonathan RODRIGUES
27 ans
Assistant de Sénateurs
Conseiller municipal d'Epernay, Capitale du Champagne
Vice-président de la Communauté de Communes Epernay Pays de Champagne
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Galvanisé par l'intérêt que suscite ses scores dans les sondages, François BAYROU a développé à Bordeaux sa vision d'une République honnête, où règne "la loi du plus juste".
"Nous sommes des gens simples. Nous voulons une République honnête", a-t-il lancé devant 4.000 personnes réunies au palais des Congrès de Bordeaux-Lac.
Assis à une tribune sur fond orange, entouré de jeunes, le président de l'UDF a demandé d'en finir avec le "modèle de la loi du plus fort, de la loi du plus riche".
"Nous, le peuple français, nous portons un autre modèle (...), c'est la loi du plus juste", a-t-il lancé sous les applaudissements.
A 74 jours du premier tour, François BAYROU a consacré aux questions sociales le premier des cinq discours de programme qu'il prononcera ces prochaines semaines.
Evoquant longuement les problèmes des quartiers difficiles, il a proposé tour à tour de "mettre" du logement social dans tous les programmes de logement, de "faire de la mixité partout" et de simplifier les aides.
Le leader centriste veut faire de l'activité le "socle" de son plan de lutte contre l'exclusion.
"Toute personne réduit à l'inactivité qui a les capacités physiques et mentales nécessaires, je veux qu'on lui offre une activité au service de la société (afin de répondre aux) besoins immenses non satisfaits, parce que non rentables, dans la société française", a-t-il proposé.
Il a plaidé pour un "retour de la République" dans les quartiers, sous la forme de sous-préfets recrutés localement, et réitéré l'idée d'un service civique obligatoire de six mois.
En somme, "un Etat plus léger partout où ça va bien et un Etat plus présent partout où ça va mal".
Arrivé et reparti sous les ovations, devant une nuée de photographes, François BAYROU s'est offert quelques bains de foule, encouragé par des "François président".
En présence de plusieurs élus, dont les députés Jean-Marie CAVADA et Jean LASSALLE, il s'est dit "porté par une vague". "Et cette vague-là, elle ne s'arrêtera pas", a-t-il assuré, plus que jamais convaincu qu'il sera "LA" surprise de la présidentielle.
LA POULE ET LE RENARD
Le meeting était le point d'orgue d'une journée de campagne de terrain à Bordeaux, où il a fait ses études.
Suivi par plusieurs dizaines de journalistes (bien plus nombreux qu'au début de sa campagne, il y a deux mois), il a déjeuné avec la presse avant de visiter l'hôpital psychiatrique Charles-Perrens pour y débattre avec le personnel.
Fort de la récente embellie dans les sondages qui lui accordent jusqu'à 14% d'intention de vote, François BAYROU était aussi ravi de son passage, la veille, dans l'émission de Canal + "Le Grand Journal", qui a signé pour l'occasion sa meilleure audience.
"J'ai fait le meilleur score de tous les temps", a-t-il déclaré, emporté par son élan, aux journalistes rencontrés à l'aéroport d'Orly juste avant son départ pour Bordeaux.
Fidèle à son souci de dépasser le clivage droite-gauche, il a accusé M. SARKOZY et la socialiste Mme ROYAL de l'imiter en se targuant, pour l'un, d'être l'homme de l'ouverture et, pour l'autre, l'ennemie des pouvoirs de l'argent.
"J'ai la certitude que les Français choisiront l'original plutôt que les imitations", a-t-il plaisanté à l'heure du déjeuner. "Ma démarche est radicalement différente de la leur, c'est en cela qu'elle est inimitable".
"Ce n'est pas parce que le renard se couvre de plumes qu'on va le prendre pour une poule", a-t-il renchéri lors du meeting.