jonathan.rodrigues

Mardi 25 juillet 2006

L’agriculture est en pleine mutation dans tous les domaines. L’existence d’une société rurale viable est indispensable à l’aménagement équilibré du territoire. Cela induit des activités nouvelles et des comportements différents dans les méthodes et les orientations de production.

 

Une agriculture forte de toutes ses productions est la condition nécessaire à cet équilibre.

 

Pour répondre aux exigences nouvelles de la société, les agriculteurs et leurs filières se sont engagés vers des politiques de qualité, de traçabilité ou de productions moins intensives qui respectent mieux l’environnement.

 

Certes, il faut pourvoir à une meilleure alimentation des populations, mais surtout l’agriculture du XXIème siècle va devenir un réel fournisseur d’Energie ou de matières premières pour l’industrie dans un concept de « chimie écologique » pour le développement durable. Ceci va prendre rapidement son essor.

 

Nous avons besoin d’une valorisation accrue de la biomasse : la forêt française doit être, par exemple, un élément essentiel.

 

Le développement des énergies renouvelables, l’hydraulique sous tous ses aspects, l’éolien, peuvent aussi contribuer au revenu des propriétaires ruraux.

 

Il n’en reste pas moins que le revenu des agriculteurs doit être conforté par une politique économique différente : les prix doivent couvrir les frais de production. Cela suppose notamment de revoir la politique de l’OMC, (reconnaissance de la mission particulière des denrées alimentaires dans les échanges commerciaux), et par voie de conséquence de remettre en cause la PAC dans ses aspects économiques.

 

L’objectif est de demander moins aux finances publiques et davantage aux marchés.

 

Notre région et notre département ont une manne d’emplois et de rentrées fiscales à développer en plus en complément des biocarburants ; dont la mise en place a été favorisée par les 4 parlementaires marnais Françoise FERAT et Yves DETRAIGNE au Sénat, Charles de COURSON à l’Assemblée nationale et Jean-Marie BEAUPUY au Parlement européen.

 

 

Par Jonathan RODRIGUES
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Mardi 25 juillet 2006

Lors de son arrivée à Matignon, Dominique de VILLEPIN s’est donné une priorité : la lutte contre le chômage. En février, il annonçait une baisse caractérisée par 160 000 demandeurs d’emplois en moins. Mais qu’en est-il exactement ? Sur ces 160 000 chômeurs en moins, on comptabilise :

-         55,7% ont été radiés des listes de l’ANPE ;

-         7,4% ont cessé de rechercher un emploi via l’ANPE ;

-         10,7% ont été envoyés en stage ;

-         26,2% ont trouvé un travail (emplois aidés compris).

Il faut savoir que dans ces chiffres, les demandeurs d’emplois de l’Outre-mer ne sont pas pris en compte (environ 150 000). Bref, certains estiment à plus de 4 millions le nombre de chômeurs en France, bien loin des chiffres officiels des 2 329 000.

Les différents gouvernements  RPR/UMP et du Parti socialiste ont toléré un mode de calcul basé sur le jonglage avec les chiffres et les statistiques. En effet, on ne tient pas compte non plus :

-         des dispensés de recherche d’emploi (+ de 57 ½  voire 55 ans si non indemnisés ou si 40 ans de cotisations CRAM) ;

-         des catégories 2, 3, 4, 5 et 6 (personnes à temps partiel, temporaire ou saisonnier, les stagiaires, et aussi les salariés qui effectuent leur préavis dans le cadre d’un licenciement) ;

-         les personnes qui travaillent depuis plus de 2 mois et + de 136 h/ mois.

On pourrait dons arriver à un taux de chômage de plus de 12%.

A ces bonnes vieilles méthodes, on a ajouté récemment :

-         La Convention Reclassement Personnalisé (mesure qui, dans le cadre de licenciement économique, permet au salarié de devenir pendant 8 mois stagiaire).

-         Les créateurs d’entreprise, qui étaient au chômage, peuvent bénéficier d’une aide qu’ils auront à condition de cesser son inscription à l’ANPE dès le 1er jour d’inscription à un répertoire des métiers.

Cessons de mentir aux Français et engageons rapidement des réformes débattues avec les partenaires économiques et sociaux :

-         importance de la formation initiale et tout au long de la vie ;

-         coût du travail (baisse des charges sociales, 35 H, ….).

Par Jonathan RODRIGUES
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Mardi 25 juillet 2006

« A terme, le déficit de la Sécurité sociale menace toute notre protection. Il n’est pas supportable parce qu’il tire toute notre économie vers le bas au détriment d’abord des plus faibles et des plus démunis. Il ne sert à rien de nier la réalité, et il serait irresponsable de différer les choix qui s’imposent. Subir ces évolutions, ce serait en fait nous résigner à un recul de notre protection sociale. Conserver et transmettre l’héritage de 1945, adapter notre Sécurité sociale à la France d’aujourd’hui dans le respect des principes qui l’ont fondée, l’étendre à tous, voilà mes ambitions, voilà mes engagements à l’aube d’un septennat ».

 

L’auteur de ces propos engagés n’est autre que Jacques CHIRAC. Nous sommes en 1995 !!!

 

Dix ans ont passé et une ribambelle d’experts se penche à nouveau sur cette malade de soixante ans. Dix ans au cours desquels Alain JUPPE a avoué son impuissance, avant de laisser ses successeurs louvoyer sans rien réformer jusqu’à cet « éminent » DOUSTE-BLAZY qui s’est planqué au Quai d’Orsay tant l’impact de son méga plan de sauvetage est inefficace. Lors de l’examen du projet de loi de finances de 2006, les parlementaires (dont les Sénateurs UDF Françoise FERAT et Yves DETRAIGNE et le député UDF Charles de COURSON) n’ont pu que constater l’aggravation du déficit, qui ne date pas de cette année.

 

Et s’il n’y avait que la Sécu qui allait mal en France.

Le budget de l’Etat est une gabegie ; et il faudrait être fou ou ignorant de voter pour.

Et les autoroutes que les contribuables ont financées ; maintenant qu’elles commencent à être rentables, on les brade à des groupes financiers.

On a prétendu réformer la fiscalité, mais il n’en ait rien : le gouvernement entendait rétablir un minimum d’égalité devant l’impôt en plafonnant les avantages dont bénéficient les niches fiscales. Or, il y a eu une multiplication des cadeaux fiscaux. 7 en 2003, 5 en 2004, et surtout, 6 nouvelles niches créées en 2005. Qui a parlé d’égalité devant l’impôt ?

 

Le gouvernement brade en catastrophe une société maritime nationale en faveur d’un copain du pouvoir en place qui n’est pas du métier (BUTLER est propriétaire de beaucoup d’entreprises qui n’ont rien à voir avec le transport maritime : Groupe Flo, France-Champignons, les déguisements César), et à qui l’on envisage de graisser largement la patte au préalable.

 

Mais aussi, le chômage qui ne baisse pas, le moral des Français qui est au plus bas depuis trente ans, les jeunes qui ne croient plus en l’Europe ni à l’avenir de la France , le contrat nouvelle embauche annoncé comme l’instrument qui va revigorer l’emploi en France et qui finalement ne fait que remplacer juridiquement les anciens contrats de travail.

 

Les Français n’ont plus confiance car trop de fois et depuis trop longtemps, les politiques (et CHIRAC en tête) ont fait des promesses, parfois irréalisables, qu’ils n’ont pas tenu et aussi car on annonce des réformes (fiscalité, assurance maladie, retraites…) qui ne sont pour la plupart du temps que des « mesurettes ».

 

Et jeudi soir, sur France 2, dans l’émission « A vous de juger » présentée par Arlette CHABOT, notre top model/Premier ministre de VILLEPIN a assuré qu’il ne se sentait pas responsable du malaise des Français et qu’il met tout en œuvre pour y remédier.

 

De qui vous moquez-vous Monsieur le Premier ministre ?

 

Cela fait aussi 11 ans que vous êtes « aux manettes ». En 1995, déjà, vous étiez Secrétaire général de l’Elysée et à ce titre vous étiez un conseiller de Jacques CHIRAC. Vous êtes donc responsable comme beaucoup, dont CHIRAC, de l’état de la France face à de multiples non-réformes et de gigantesques immobilismes électoralistes et purement démagogiques.

 

Mais la droite RPR/UMP n’est évidemment pas la seule responsable, la gauche tire son épingle du jeu dans cette histoire.  

Par Jonathan RODRIGUES
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Mardi 25 juillet 2006

Oui, mais quelle sorte de socialiste veux-tu que je dessine ? Ben, il n’y a qu’un Parti socialiste en France ?! Peut-être, mais il y a plusieurs sortes de socialistes. Il y a ceux proches de l’extrême gauche qui sont prêts à jeter l’économie de marché au profit d’une économie collectiviste ; il y a ceux qui sont plutôt au centre gauche, favorables à une économie de marché (dont seraient friands Ségolène Royal et DSK) comme beaucoup de Partis socialistes européens.

 

Donc, le dessin ne sera pas le même alors ! Bien sûr que non, car ce n’est pas le même socialiste.

 

D’accord, mais comment font-ils pour être dans le même parti alors qu’ils ne défendent pas le même modèle de société.

 

Je sais mais j’en ai d’autres à leur compte : ils ont fait et feront probablement alliance avec les Verts, partisans de l’abandon du nucléaire. Quant au PS, il a, pour une partie de ses membres, une position raisonnable : conserver le nucléaire.

 

Aussi, rappelle-toi du référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne. Qu’est-ce qui peut rassembler un Mélenchon quand il affirme « le modèle de construction libérale de l’Europe n’a plus l’assentiment des peuples » et Jean-Marie Bockel, sénateur-maire PS de Mulhouse, qui dit «  comme tout le monde, les électeurs de gauche savent que l’Europe est libérale. Comment pouvaient-ils suivre ceux des socialistes qui, tout en fustigeant à longueur de discours le libéralisme, leur demandaient d’approuver cette Europe et de projet libéral ? La contradiction leur apparaissait trop flagrante ».

 

Mais tu sais, tout n’est pas rose car des socialistes comme Michel Rocard, par exemple, sont prêts à une scission du PS si celui-ci venait à être dans le giron de Fabius. Beaucoup pensent aussi qu’il est deux gauches irréconciliables : celle des tenants de l’économie de marché et celles des croisés de l’antilibéralisme.

 

Mais je te rappelle que Fabius s’attache en tout point à reconstituer, 25 ans plus tard, la stratégie qui réussit si bien à François Mitterrand. Ceux qui étaient déjà en âge de réfléchir se souviennent de la volée de bois vert contre le Premier secrétaire du PS, quand il entreprit de s’allier aux communistes pour un programme commun considéré comme un cheval de Troie de la dictature du prolétariat.

 

Pendant que les socialistes se divisent entre les OUI-OUI et les NON-NON, et que Ségolène se pavane dans les médias télévisuels, presse, qu’elle danse le rap avec Jamel Debbouze et Diam’s au micro ; pendant que Sarkozy et Villepin s’évertuaient à savoir qui était le père biologique du petit CPE ; à l’UDF, sans tapage (mais surtout sans relais) médiatique, les militants et les élus préparent un projet pour la France afin de redonner envie aux Français. Projet qui demeure irréalisable au PS et compromis à l’UMP.

 

 

 

Par Jonathan RODRIGUES
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Mardi 25 juillet 2006

Il y a déjà un problème de méthode car le gouvernement a invoqué, lors de sa conférence de presse annonçant cette fusion, le « patriotisme économique » ; comme si les Italiens, les Belges ou d’autres étaient des ennemis. Les pays de l’Union européenne sont interdépendants économiquement, il n’y a pas d’hostilité de l’un envers l’autre.

Je rappelle que la France était en 2004, le premier pays européen à prendre des participations dans des entreprises étrangères mais à l’inverse, notre pays semble croire que l’achat d’entreprises françaises par des entreprises européennes, représente un risque pour notre économie.

 

Sur le fond, on doit se poser trois questions de bon sens économique.

La première est que le patriotisme invoqué pour défendre Suez d’une OPA hostile de l’italien Enel ne paraît pas pertinent. Ne vaut-il pas mieux des champions européens comme Airbus plutôt que des petits champions français ?

 

La deuxième question est si GDF doit être adossé à un électricien, pourquoi ne pas avoir choisi EDF ?

En effet, les Français ne vont pas comprendre cette fusion. Il y a quelques mois, on annonce la séparation entre EDF et GDF, qui formeront chacune une entreprise indépendante. Et ensuite, nous apprenons que GDF ne sera pas assez fort tout seul alors il faut le fusionner avec une autre entreprise. Ainsi, cette fusion EDF-GDF aurait permis de se donner les moyens d’avoir une stratégie pour l’électricité.

 

La troisième interrogation est soulignée par le fait que le nouvel ensemble GDF-Suez sera en position dominante en Belgique. L’entreprise sera donc obligée par Bruxelles de céder des actifs sans qu’on connaisse aujourd’hui les conséquences sur l’entreprise.

 

De toute façon, il reste deux inconnues malgré les prédications du gouvernement : ce sera aux actionnaires de Suez de décider s’ils approuvent la fusion avec GDF. Et quid du statut des personnels ?

 

L’argument selon lequel, l’énergie est un secteur stratégique qui doit être protégé alors que la France n’a pas eu les mêmes réticences pour fusionner les industries de défense qui équipent l’armée française et créer le groupe européen EADS, ne tient pas.

 

Enfin, il convient de dire trois choses pour conclure :

 

-         Les députés UMP sont-ils entrés dans l’opposition ou sont-ils alliés à la gauche parce qu’ils n’approuvent pas le projet de fusion GDF-Suez ? Je ne crois pas. Ils confirment la position de l’UDF qui consiste à soutenir un projet  lorsqu’il est bon et à le dénoncer lorsqu’il ne convient pas.

 

-         L’Europe doit se doter d’une autorité de régulation de l’énergie, comme il en existe en France afin de veiller aux risques et aux conséquences des stratégies énergétiques.

 

-         Mais pour veiller sur une politique énergétique, il faut que l’Europe en trouve une.

 

C’est, à mon avis, la priorité n°1 de ce siècle, si l’on veut que l’Europe soit toujours approvisionnée en énergie (gaz, pétrole, électricité) au meilleur prix.

 

Cependant, il ne faut pas omettre de développer les énergies renouvelables (solaire, éolien, biocarburants, …) aux fins d’un développement durable.

 

 

 

 

Par Jonathan RODRIGUES
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Mardi 25 juillet 2006

Les caricatures de Mahomet, publiées d'abord dans des journaux danois, et ensuite dans France Soir et Charlie Hebdo, ont bouleversé les Musulmans du monde entier. Lorsque l'on est croyant d'une religion quelle qu'elle soit, je peux admettre que l'on soit choqué par des provocations ou des opinions fortes faites sur sa conviction. Mais, la liberté de la presse est un des fondements d'une société démocratique comme la nôtre.

Nous devons garantir aux journalistes, aux écrivains, aux artistes… la liberté d'exprimer tout ce qu'ils pensent dès l'instant que cela ne tombe pas sous le coup de la loi.

La controverse vient du fait que la Sunnah interdit de représenter le Prophète avec un visage humain. Cependant, la Sunnah est une obligation à laquelle seuls les Musulmans sont tenus d'obéir. En revanche, les non-croyants ou les croyants d'autres religions n'ont aucune contrainte à suivre les préceptes de l'Islam, donc aucune contrainte à ne pas dessiner Mahomet.

Aussi, les plus radicaux ont fait croire que les caricatures laissaient entendre que l'Islam serait une religion à vocation terroriste. Ce qui est totalement faut bien évidemment. Ces dessins critiquaient justement ceux qui s'inspiraient de l'Islam, du Prophète ou du Coran pour prôner le terrorisme, alors que la grande majorité des croyants musulmans pratiquent leur confession avec calme, paix et respect d'autrui.

 

Si j'avais été journaliste, je n’aurais peut-être pas publié les caricatures car nous vivons un temps explosif. Toutes les communautés sont en éruption, souvent les unes contre les autres, et l'Islam est dans une zone de fragilité plus grande encore.

La liberté d'expression est un principe constitutionnel fondamental et un pilier de l'Union européenne et de la République Française, qui doit être quasi absolue (sauf raciste ou négationniste par exemple). Si ce n'était pas le cas, si on devait obéir aux pressions de certains religieux, nous n'aurions pas pu lire Les versets sataniques de Salman Rushdie ou bien nous n'aurions pas pu voir le film de Mel Gibson " La Passion du Christ".

 

Aujourd'hui, surtout n'oublions pas deux mots très importants en France : Liberté et Fraternité.

Par Jonathan RODRIGUES
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Mardi 25 juillet 2006

A entendre les railleries de certains élus, François BAYROU et l’UDF ont commis un grand crime. Lequel ? C’est bien simple : ils demandent que le gouvernement revienne sur ces décisions de privatiser les autoroutes, d’offrir des cadeaux fiscaux aux plus aisés de nos contribuables, de pénaliser les nombreuses collectivités locales qui ont maintenu une pression fiscale stable et une gestion publique vertueuse par une réforme fiscale ignoble que notre député Charles de COURSON a combattu cette semaine à l’Assemblée nationale…

 

Devant ces mesures inacceptables, l’UDF a osé le pire : elle a voté comme elle le pense. En réalité, l’UDF a fait pire. Elle a, par ces votes, osé exprimer l’idée inouïe selon laquelle le centre se situe effectivement….. au centre, au milieu, c’est-à-dire ni à gauche ni totalement à droite. Or, c’est  une première : depuis plus de trente ans en France (et seulement en France d’ailleurs), il était entendu que le centre devait être un supplétif de la droite.

 

L’UDF redevient elle-même. Elle a dû, tout en s’opposant à la gauche scélérate, se démarquer des tendances les plus conservatrices, réactionnaires ou bourgeoises de la droite néolibérale. Une telle prétention n’a évidemment pas été pardonnée.

On ne peut pas reprocher à un parti de faire tout pour que ses idées vivent dans l’espace public.

 

Il ne faut plus prendre les Français pour des imbéciles. « Yen a ras le bol » me disent-ils lorsque je parle de politique ou lorsque je tracte sur les marchés.

Ras le bol des mensonges, des combines politiques, des avantages faits aux copains, des mesures qui sont annoncées comme des réformes mais qui ne changent rien en définitive.

80% de l’impôt sur le revenu collecté en France sert à rembourser les intérêts de la dette, les autoroutes vont être bradées 11 milliards d’euros à des groupes financiers alors qu’elles pourraient rapportées plus de 40 milliards d’euros d’ici 15 ans.

 

La gauche a été balayée en 2002 pour son incompétence à comprendre les maux français ; en 2004, l’UMP a été sanctionnée pour faire l’inverse de ce qu’il aurait dû être fait, et ce malgré les mises en garde de l’UDF.

 

Les Français n’ont plus confiance en ces deux partis qui se partagent le pouvoir depuis 30 ans. Seule l’UDF offre une alternative crédible, honnête, courageuse et démocratique.

 

L’UDF peaufine son projet pour la France et l’Europe. N’hésitez pas à faire connaître vos propositions sur le site www.udf.org

Par Jonathan RODRIGUES
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Mardi 25 juillet 2006

Français, savez-vous ce que vous venez de perdre ? La concession d’un réseau d’autoroutes performant, en parfait état, très rentable et qui a été financé avec vos frais de péages depuis des décennies.

L’Etat détenait 50,4% du capital d’ASF, 70,2% d’APRR et 75,7% de SANEF. Il vient de vendre les bijoux de famille à des groupes privés français et étrangers.

François Bayrou a déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre les deux décrets de privatisation de la SANEF et des Autoroutes-Paris-Rhin-Rhône (APRR). Sur la forme, il conteste la privatisation engagée par le gouvernement sans consulter le Parlement. L’argument ? Autoroutes de France, c’est l’Etat et donc ce dernier détient bien plus de la moitié du capital de ces entreprises et ne peut les privatiser sans l’accord du Parlement.

L’Etat dit qu’il n’est pas propriétaire d’Autoroutes de France ? Pourtant :

- le statut d’établissement public administratif d’ADF l’assimile de fait à l’Etat.

- les 4/5 des membres du conseil d’administration de l’Entreprise sont nommés en Conseil des ministres

- les actions détenues par Autoroutes de France dans les sociétés d’autoroutes ont été reçues de la Caisse des dépôts et consignation, donc de l’Etat

- le fruit des recettes et de la vente des sociétés d’autoroutes vont entièrement à l’Etat et non à Autoroutes de France. L’Etat vient ainsi de ponctionner 950 millions d’€ cette année et les recettes des privatisations sont inscrites dans le budget 2006. «Ce faisceau de raisons montre bien qu’Autoroutes de France est un instrument de démembrement de l’Etat » a conclu François Bayrou.

Sur le fond, François Bayrou considère que la privatisation des sociétés d’autoroute est une mauvaise affaire pour notre pays. Vendre ces entreprises au moment où elles dégagent des bénéfices est une erreur : d’ici à 2032, durée de la concession des autoroutes, on estime que ces sociétés vont engranger 40 milliards d’euros de bénéfices qui devaient être affectés à l’équipement du pays: construction de nouvelles autoroutes et de canaux, développement du ferroutage…

Dernier rebondissement en date : la Commission européenne considère que les « revenus exceptionnels significatifs », résultant de la privatisation des autoroutes, ne peuvent pas être comptabilisés par l’Etat français dans la rubrique de réduction du déficit…

Messieurs de VILLEPIN et BRETON, vous ne voulez pas écouter le Parlement ; peut-être écouterez-vous les juges du Conseil d’Etat ?

 

 

 

Par Jonathan RODRIGUES
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Mardi 25 juillet 2006

La réponse est simple: les jeunes d'aujourd'hui. En effet, si l'on ne fait rien pour inverser la courbe, notre dette publique (66,8% du PIB en 2005) aura doublé en 2020 (130% du PIB) et pourrait être multipliée par 5 en 2040.

 

L'Etat serait alors en faillite et le poids des intérêts de la dette extraordinaire: de 40 milliards d'euros aujourd'hui (le 2ème poste de dépenses de l'Etat après l'Education) , il passerait à 120 milliards en 2030.

 

Le trou de la Sécurité sociale est abyssal, malgré la réforme Douste-Blazy qui a eu des effets très limités. Certes, le déficit s'est réduit grâce à la moindre hausse des dépenses (+3,8% contre 4,9%).

 

Mais des projets censés réaliser des économies (dossier médical informatisé, rationalisation de la gestion hospitalière) se sont avérés infructueux

 

Aussi, la réforme Fillon des retraites, ayant suscité beaucoup de manifestations et de grèves en 2003, est insuffisante. Il y a aujourd'hui 1,6 actif cotisant pour 1 retraité. Dans 25 ans, on n'en comptera plus que 0,8.

 

Il faut aussi savoir que notre pression fiscale est l'une des plus élevées des pays industrialisés. Même si la France ne détient pas le record des cotisations obligatoires (elle reste devancée par la Suède et le Danemark), c'est elle qui les a le plus augmentés depuis 15 ans: en 1990, ils n'étaient "que" de 42%, en 2006, on a dépassé les 45%. Les pays scandinaves, quant à eux, ont réduit leur pression fiscale et baissé leurs dépenses publiques.

 

Enfin, il convient de préciser que si notre dette augmente, c'est en partie dû au fait que le nombre de fonctionnaires a explosé. Un million de plus en 20 ans.

 

Les effectifs des fonctions publiques d'Etat, hospitalière et territoriale étaient de 4 020 000 en 1982 et de 5 100 000 en 2004.

 

Il n'y a pas 36 solutions pour équilibrer un budget: soit on augmente les recettes (c'est-à-dire les impôts et les taxes), soit on réduit les dépenses.

 

En France, aujourd'hui, il n'est plus convenable d'augmenter la pression fiscale. Les Français ne peuvent plus être ponctionnés un peu plus.

 

Il faut réduire les dépenses de l'Etat : au moins 15% d'ici à 2030.

 

Tout cela est possible sans nuire à la qualité et à l'efficacité du service public.

 

Il faut du courage, de la concertation et de la réflexion sur les missions de l'Etat pour que les futures générations (dont j'ai le privilège de faire partie) ne soient pas dans la situation de l'Argentine il y a quelques années. 

 

 

Par Jonathan RODRIGUES
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Mardi 25 juillet 2006

Quelques jours après les manifestations dénonçant leur situation de crise profonde, les viticulteurs du Sud ont changé leur méthode de commercialisation pour la 7e édition du salon Vinisud.

 

Afin de mettre de l'ordre dans un dédale d'appellations, les viticulteurs ont décidé d'adopter une nouvelle marque commerciale commune : «Sud de France/South of France». Quatre syndicats interprofessionnels (CIVL, CIVR, Vins de pays d'Oc, Vins de pays du Languedoc-Roussillon) se sont engagés à utiliser cette marque ombrelle afin de mettre fin à des années de guerre entre appellations, commercialement contre-productive.

 

Cette marque, c'est la fin de l'ère de la concurrence des chapelles. Elle va permettre de modifier la segmentation actuelle et sonne comme la reconnaissance d'un pays viticole. Les viticulteurs apportent leur savoir-faire et des produits de qualité. La marque Sud de France aidera à l'international. Les viticulteurs du Midi prévoient d'ouvrir dans l'année des maisons de la région dans huit grandes capitales dont Sao Paulo, Shanghaï, Londres, Boston, Milan.

 

Si « South of France » représente un pas important pour se rendre plus lisible à l'international, les autres problèmes demeurent : baisse des revenus agricoles, de la consommation, et modicité des aides gouvernementales pour soutenir les efforts à l'export.

 

Les aides françaises représentent huit fois moins que les aides publiques espagnoles. Il serait souhaitable pour les viticulteurs d'obtenir des aides pour créer une véritable animation commerciale sur certains marchés internationaux comme peuvent le faire aujourd'hui les Australiens ou les Chiliens. Rappelons que le géant américain Gallo avait, en son temps, obtenu une aide de 50 millions de dollars des instances fédérales américaines pour mener sa campagne européenne.

 

Depuis quelques décennies en Champagne, les viticulteurs ont réussi à conserver leurs marchés grâce à des produits de qualité et à la notoriété internationale de l’appellation mondiale Champagne, qu’ils ont sût jusqu’ici protéger.

 

Dépourvus d’appellation unique et de notoriété internationale, les vignerons du Sud devraient pouvoir sortir de la crise qu’ils subissent depuis quelques années grâce à ce projet de marque unique. En effet le concept de marque interpelle de nos jours davantage les consommateurs à travers le monde que les appellations.

 

La leçon à retenir: dans le midi comme en Champagne, il ne faut jamais se reposer sur des acquis. Plus que jamais aujourd’hui, c’est la qualité et la réactivité à la demande des consommateurs qui garantira le succès de nos vins à l’exportation.

 

 

Par Jonathan RODRIGUES
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